Réflexions hospitalières

N°628 Janvier - Février 2026

Hypnose, psychothérapie, éducation thérapeutique… Les interventions non médicamenteuses à l’hôpital, entre essor et cadre à construire

Les interventions non médicamenteuses (INM) suscitent un intérêt croissant de la part des hospitaliers. Une enquête menée auprès de 419 médecins et soignants du CHU de Montpellier indique l’usage de ces pratiques immatérielles de prévention et de soin dans tous les services. Psychothérapies ciblées, protocoles d’hypnose, méthodes de rééducation et programmes d’éducation thérapeutique sont les plus cités.

Pr Grégory Ninot Professeur à l’université de Montpellier, directeur adjoint de l’Institut Desbrest d’épidémiologie et de santé publique, UMR 1318 Inserm université de Montpellier
Dr Sébastien Abad Médecin, doctorant à l’Institut Desbrest d’épidémiologie et de santé publique, UMR 1318 Inserm, université de Montpellier
François-Xavier Derzko Ingénieur, direction Qualité sécurité des soins et partenariat usagers, CHU de Montpellier
Dr Xavier de La Tribonnière Médecin, unité transversale d’éducation du patient (UTEP), CHU de Montpellier

Remerciements : Nathalie Dauriat, Dr Isabel Tavares Figueiredo, Pr Claire, Immediato Daien, Dr Fares Gouzi, Dr Merouane Messekher, Dr Pascale Clément, Pr Antoine Avignon, Dr Vincent Attalin, Dr Patrick Ginies et Sylvie Sedilleau, du CHU de Montpellier.

23/01/26

Les interventions non médicamenteuses (INM) – terme défini par l’OMS depuis 2003, la HAS depuis 2011 1, le ministère de la Santé depuis 2018, l’Inspection générale des affaires sociales depuis 2022 et l’Assurance Maladie depuis 2024 pour qualifier les protocoles immatériels de prévention et de soins ciblés et centrés sur le patient – suscitent un intérêt croissant de la part des professionnels hospitaliers. Leur développement a été inscrit par exemple dans le projet d’établissement 2024-2027 du CHU de Montpellier. Si des enquêtes recensaient ces pratiques dans une activité médicale précise, aucune n’avait interrogé jusqu’à présent tous les médecins et tous les personnels soignants d’un centre hospitalier universitaire, sur la nature de ces pratiques, leurs indications, les services concernés et les besoins des professionnels. Un questionnaire a été envoyé par courriel aux 8 018 professionnels de santé du CHU de Montpellier entre octobre 2024 et mars 2025.


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