RHF N°630

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L’excellence en santé : une exigence collective

« L’excellence en santé : un engagement pour toutes les générations. » À l’occasion des 60 ans de SantExpo, ce thème résonne avec une acuité particulière, dans un moment où notre système de santé est confronté à des transformations profondes : démographiques, sociétales, technologiques, environnementales.

L’excellence n’est ni un slogan ni un luxe. Elle est une exigence. Une exigence collective, qui doit irriguer l’ensemble de notre système de santé, sur tous les territoires et pour toutes les générations. Car l’excellence ne se réduit pas à l’innovation de pointe ou à la performance technique. Elle s’incarne d’abord dans la qualité humaine, l’engagement des professionnels, la pertinence des soins et la capacité à prévenir, à accompagner et à soigner dans la durée. Chaque jour, elle prend vie dans les hôpitaux et établissements de santé et médico-sociaux publics, au service de l’intérêt général. Elle suppose enfin une mobilisation de l’ensemble de l’écosystème : pouvoirs publics, élus, chercheurs, associations, établissements, entreprises, acteurs du numérique en santé. C’est ensemble que nous pourrons construire des réponses à la hauteur des défis actuels.

L’excellence en santé, c’est aussi une responsabilité démocratique. Dans un contexte de défiance et de désinformation, nous avons le devoir d’éclairer : les choix publics, les débats et les citoyens. Défendre la science, lutter contre les discours anti-vaccins ou les approximations, c’est aussi défendre le droit de toutes et tous à être en bonne santé. Faire santé, c’est faire société. Et aujourd’hui, c’est aussi faire génération : penser la santé comme un lien entre les âges, les territoires et les parcours de vie.

Ce thème fait écho aux attentes des plus jeunes – santé mentale, prévention, accès aux soins – comme à celles des plus âgés – autonomie, dignité, liberté. Il invite à construire des parcours plus fluides, plus coordonnés, plus solidaires. Dans ce moment charnière, garantir l’accès à des soins de qualité pour tous suppose de sortir des logiques de court terme. Cela appelle un cap clair, une vision dans la durée et des outils adaptés. C’est le sens de notre engagement en faveur d’une loi de programmation en santé, ainsi que d’une loi pour bâtir une société de la longévité.

SantExpo 2026 sera, à cet égard, un moment clé. Pendant trois jours, il mettra en lumière les initiatives, les innovations et les engagements qui font vivre cette excellence au quoti dien. Diffusée pour la première fois en exclusivité sur le salon, la Revue hospitalière de France vous propose, à travers ce numéro spécial, d’explorer ces enjeux, de décrypter les grandes transformations à l’œuvre et de donner la parole à celles et ceux qui font la santé, chaque jour. L’excellence en santé n’est pas une option. Elle est la condition d’un système de santé performant, juste et durable.

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À la une

L’excellence en santé, un engagement pour toutes les générations

Plurielle, exigeante et profondément humaine, l’excellence en santé ne se décrète pas : elle se construit à l’intersection du soin juste, de la relation au patient, de la science, de l’enseignement et de l’engagement collectif. Dans un environnement national et international en mutation rapide, l’hôpital est sommé de tenir ensemble performance scientifique, responsabilité sociale, sécurité sanitaire et résilience démocratique. De l’organisation des soins sur tous les territoires à la lutte informationnelle, des outre-mer aux dispositifs gestion de crise, ce dossier explore les multiples visages d’une excellence en santé ancrée dans le réel, au service des patients et de la société.

Fonction publique hospitalière et responsabilité financière : enjeux et évolutions

À travers l'éclairage Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France et maire de Reims, ce dossier revient d’abord sur les évolutions du statut de la fonction publique hospitalière. Quarante ans après sa création, ce cadre structurant demeure un pilier du service public de santé, tout en étant aujourd’hui confronté à des défis qui appellent à des évolutions profondes. Dans un second temps, les regards croisés de Véronique Hamayon, procureure générale près la Cour des comptes, et de Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France, éclairent la réforme de la responsabilité financière entrée en vigueur en 2023. Cette évolution transforme le cadre de la responsabilité des gestionnaires publics et et soulève des enjeux majeurs en matière de lisibilité, de proportionnalité, et de sécurité juridique.

Numérique à travers les générations : usages, fractures et nouvelles pratiques

Plus de fluidité, d’accessibilité, de rapidité et de sécurité : telle est la promesse qui accompagne, année après année, la montée en puissance du numérique en santé. De la télémédecine aux outils d’intelligence artificielle, en passant par les plateformes de prise de rendez-vous et le dossier médical partagé, ces innovations transforment en profondeur les pratiques et les parcours de soins. Mais au-delà de l’enthousiasme qu’elles suscitent, elles interrogent : contribuent-elles réellement à rapprocher patients, professionnels, aidants et générations, ou risquent-elles de creuser de nouvelles inégalités ?
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LOI DE PROGRAMMATION

Pour bâtir une société de la longévité

Notre société s’apprête à faire face à un bouleversement démographique sans précédent. D’ici à 2050, le nombre de personnes de plus de 65 ans devrait augmenter de 27 %, tandis que la perte d’autonomie progressera fortement dès 2030*. Cette transformation, parfaite ment connue, constitue un défi majeur pour notre système de protection sociale et soulève des enjeux considérables, à la fois sanitaires, sociaux et territoriaux. Et pourtant, la réponse publique reste en deçà des enjeux. Formulée dès 2018, la promesse présidentielle d’une réforme en profondeur du grand âge n’a toujours pas été tenue. De la même manière, l’engagement d’une loi de programmation pluriannuelle, inscrit à l’article 10 de la loi du 8 avril 2024**, votée à l’unanimité des parlementaires, n’a à ce jour connu aucun commencement d’exécution. Face à cette urgence, la Fédération hospitalière de France a choisi de prendre l’initiative. Elle propose une première traduction concrète de ce que pourrait être une loi de programmation pour bâtir une société de la longévité, qui sera présentée à l’occasion de SantExpo 2026. L’ambition est claire : répondre aux urgences du présent, sans renoncer à bâtir une stratégie systémique pour le moyen et le long terme. La longévité, une réalité à organiser Dans l’esprit d’un texte législatif, cette proposition s’articule autour d’un exposé des motifs, d’un article liminaire et de six titres, consacrés à la programmation financière pluriannuelle, aux objectifs de santé publique et de prévention, à l’adaptation de la société au vieillissement, à la transformation de l’offre d’accompagnement et de soins, aux ressources humaines et, enfin, à la gouvernance et au pilotage de cette dynamique. Au-delà de son architecture, cette loi porte une conviction simple : la longévité n’est pas un problème à gérer, mais une réalité à organiser. La loi pluriannuelle constitue ainsi un outil au service d’un projet de société : celui de la longévité. La longévité est une conquête ; elle doit désormais devenir un projet politique.

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BAROMÈTRE DE L’ACCÈS AUX SOINS

Renoncements aux soins : une situation qui s’aggrave

La troisième édition du Baromètre FHF x Ipsos BVA, présentée le 17 mars 2026 par Adélaïde Zulfikarpasic, directrice générale du pôle Société Ipsos lors de la conférence de presse annuelle organisée par la FHF, montre que 73 % des Français interrogés déclarent avoir déjà renoncé à un acte de soins ces 5 dernières années (contre 63 % en 2024). Ce chiffre monte à 85 % pour les moins de 35 ans.

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2e ENQUÊTE FHF-IPSOS SUR LA SANTÉ MENTALE ET LA PSYCHIATRIE

Crise de la santé mentale. Les jeunes et les femmes en première ligne

Les données de la seconde enquête FHF-Ipsos, croisées avec les analyses FHF Data, publiées le 15 avril confirment ce que les hospitaliers observent depuis plusieurs années : une crise de la santé mentale silencieuse, qui ne cesse de s’aggraver depuis 2019, avec 13 millions (soit près de 20 %) des Français concernés par des troubles de santé mentale, et + 21 % de passage aux urgences pour motif psychiatrique en 2023 par rapport à 2019.

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« MIEUX VAUT PRÉVENIR »

Donner à voir la prévention là où elle se construit

Prévenir + Guérir revient avec un dispositif télévisuel inédit : « Mieux vaut prévenir ». Un programme court de LCI en 5 épisodes, diffusés sur la chaîne en mars et avril, en partenariat avec la Fédération hospitalière de France et Relyens. L’objectif : donner à voir la prévention là où elle se construit, sur le terrain, au cœur des établissements publics de santé. Santé des femmes, accès aux soins dans les territoires, sécurité des enfants, santé mentale des jeunes, autonomie. Cinq façons de faire de la prévention, auprès de publics différents, avec des besoins différents. Pour approfondir les enjeux de prévention mis en lumière, les épisodes sont accompagnés de vidéos de décryptage. Car prévenir, « ce n’est pas seulement analyser ou théoriser. C’est anticiper pour mieux protéger », rappelle Olivier Bossard, président de Relyens et directeur général du CHU de Saint-Étienne. « La prévention n’est plus une option. Elle est une nécessité », affirme Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, en introduction de la soirée de lancement de ce programme. Dans la continuité de l’initiative « Prévenir + Guérir », lancée par la FHF fin 2024, l’objectif est de soutenir l’engagement des hôpitaux publics en matière de prévention. « L’hôpital public, c’est 8 millions d’hospitalisations et 19 millions de passages aux urgences chaque année , soit autant d’opportunités pour délivrer des messages de prévention », souligne le Pr François Chollet, neurologue et président du comité FHF Prévention.

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4e JOURNÉE DE LA TRANSFORMATION ÉCOLOGIQUE EN SANTÉ

S’inspirer pour agir. Panorama des bonnes pratiques en France et dans le monde

Première rencontre nationale consacrée à la transformation écologique en santé, la Journée de la transformation écologique en santé s’est tenue le mercredi 25 mars à Paris. Elle a proposé un programme dense, concret et résolument orienté vers l’action. L’événement s’est ouvert sur un enjeu d’actualité complexe : la redispensation des produits de santé non utilisés, avant de proposer un éclairage sur les politiques nationales et internationales de transition écologique des systèmes de santé. Deux séries d’ateliers thématiques, nourries de nombreux retours d’expérience d’établissements, sont venues enrichir les échanges.

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L’excellence en santé, un engagement pour toutes les générations

Plurielle, exigeante et profondément humaine, l’excellence en santé ne se décrète pas : elle se construit à l’intersection du soin juste, de la relation au patient, de la science, de l’enseignement et de l’engagement collectif. Dans un environnement national et international en mutation rapide, l’hôpital est sommé de tenir ensemble performance scientifique, responsabilité sociale, sécurité sanitaire et résilience démocratique. De l’organisation des soins sur tous les territoires à la lutte informationnelle, des outre-mer aux dispositifs gestion de crise, ce dossier explore les multiples visages d’une excellence en santé ancrée dans le réel, au service des patients et de la société.

Le modèle populationnel s’affirme en France

La responsabilité populationnelle s’impose progressivement comme un modèle essentiel pour répondre aux défis actuels du système de santé. Depuis les premières expérimentations menées en 2018 et son inscription dans la loi du 24 juillet 2019, son déploiement s’est accéléré et une vingtaine de territoires s’en sont aujourd’hui emparés. Le modèle s’institutionnalise à travers les conventions de CPTS, le développement de réseaux régionaux, son intégration dans les projets d’établissement, ainsi que le soutien renforcé des ARS. La responsabilité populationnelle progresse également dans la formation des professionnels de santé, condition indispensable pour transformer durablement les pratiques. Tour d’horizon des initiatives, des leviers d’action et des perspectives offertes par ce modèle en plein essor.

Vulnérabilités – Inventer la solidarité de demain

Le vieillissement démographique, la hausse des situations de vulnérabilité et la baisse de la natalité fragilisent notre système de santé et appellent à renforcer nos solidarités. Plusieurs parcours de vie illustrent ces enjeux : la transition à l’âge adulte des jeunes en situation de handicap sévère, l’accompagnement des enfants avec troubles du neurodéveloppement ou la protection des majeurs vulnérables en EHPAD. Le service social hospitalier et les aidants jouent un rôle clé dans la continuité et l’humanisation des parcours, tandis que la mobilisation citoyenne et intergénérationnelle – à travers le service civique solidarité seniors, le dispositif Origami ou la campagne ciblée sur l’entourage menée lors de Mars Bleu 2025 – constitue un levier essentiel pour répondre à ces fragilités.
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Fonction publique hospitalière et responsabilité financière : enjeux et évolutions

À travers l'éclairage Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France et maire de Reims, ce dossier revient d’abord sur les évolutions du statut de la fonction publique hospitalière. Quarante ans après sa création, ce cadre structurant demeure un pilier du service public de santé, tout en étant aujourd’hui confronté à des défis qui appellent à des évolutions profondes. Dans un second temps, les regards croisés de Véronique Hamayon, procureure générale près la Cour des comptes, et de Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France, éclairent la réforme de la responsabilité financière entrée en vigueur en 2023. Cette évolution transforme le cadre de la responsabilité des gestionnaires publics et et soulève des enjeux majeurs en matière de lisibilité, de proportionnalité, et de sécurité juridique.

Prendre soin des soignants

La santé des professionnels hospitaliers constitue aujourd’hui un enjeu central pour la qualité et la pérennité du système de soins. Ce dossier analyse les facteurs de risques auxquels sont confrontés les soignants, et met en lumière l’importance d’une meilleure compréhension de ces derniers pour structurer des politiques de prévention efficaces et adapter les démarches de prévention aux réalités du terrain. Une attention particulière est portée à la santé des femmes et des soignantes, enjeu majeur dans un secteur fortement féminisé. Ensemble, ces articles soulignent qu’améliorer la santé des professionnels est un levier essentiel, non seulement pour la pérennité du système de santé et la qualité des soins, mais également pour la diffusion d'une "culture de la prévention" auprès des soignants, des patients et de leur entourage.

Accompagner les parcours professionnels

L’absentéisme, le handicap et le maintien dans l’emploi constituent des enjeux majeurs pour la fonction publique hospitalière, au croisement des conditions de travail, de la qualité de vie au travail et de la continuité du service public. Loin des idées reçues, l’absentéisme doit être analysé à l’aune des réalités du travail hospitalier et des parcours professionnels. L’accompagnement des agents en situation de handicap, porté notamment par le rôle structurant des référents handicap, s’impose comme un levier essentiel d’inclusion et de prévention des ruptures. La période de préparation au reclassement illustre cette approche anticipatrice, en offrant des solutions concrètes pour prévenir la désinsertion professionnelle. Ensemble, ces dispositifs dessinent une politique RH plus humaine, plus préventive et plus durable au service des agents et des établissements.

Solution CRM : l’alliée de taille de vos campagnes de fin d’année !

La fin de l’année est une période cruciale pour les établissements de santé, les Instituts de recherche et les associations dans leur ensemble. En effet, 60 % des dons sont collectés au cours du dernier trimestre de l’année (source : benchmark iRaiser 2023 vs. 2022). C’est à ce moment que le volume de dons atteint son apogée, en grande partie en raison du calendrier fiscal et de l’élan de générosité associé à la période.

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Thérapies géniques : les perspectives d’un laboratoire de pointe

Quels sont les enjeux et les espoirs actuels suscités par les nouvelles thérapies géniques ? Leader mondial du secteur, Orchard Therapeutics propose de nouvelles solutions. Nous avons fait le point avec Cécile Sourdon, directrice générale d’Orchard Therapeutics France.

Sponsorisé par Orchard therapeutics

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Une radiologie à la fois performante, durable et inclusive : la vision intégrée de Fujifilm Healthcare

Devenue l’un des leaders mondiaux des équipements d’imagerie, Fujifilm Healthcare
réaffirme son ambition de rendre la radiologie plus accessible, plus écoresponsable et
plus centrée sur les besoins réels des patients. En s’appuyant sur une innovation technologique
continue, le groupe développe des solutions adaptées à tous les territoires et à
toutes les typologies de patients, tout en conciliant excellence clinique, sobriété énergétique
et inclusion.

Sponsorisé par Fujifilm Healthcare

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Numih France : une métamorphose au service d’un numérique hospitalier souverain, éthique et sécurisé

Né de la fusion entre le Mipih et le SIB, Numih France s’impose comme un acteur public de référence dans le domaine du numérique en santé. En conjuguant innovation, ancrage territorial et valeurs de service public, ce nouveau groupement d’intérêt public (GIP) porte une vision d’excellence, pragmatique et souveraine de la transformation numérique des établissements de santé.

Sponsorisé par Numih France

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Plus de publi-reportages

Agenda

Plus d'évènements
Réflexions hospitalièresExplorer

La communication au coeur du soin. La CAA, une démarche concrète en soutien des échanges patients/soignants

La communication alternative et améliorée (CAA) regroupe l’ensemble des méthodes et outils conçus pour aider les personnes avec des besoins spécifiques de communication orale à comprendre, à s’exprimer et à apprendre à exprimer leurs besoins, ressentis, désirs, choix et à participer pleinement à la vie sociale.

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Cancer et travail : séquelles invisibles et risque statutaire

Les séquelles du cancer, qu’elles soient liées à la maladie ou aux traitements, constituent un angle mort du retour et du maintien dans l’emploi. Fatigue, troubles cognitifs, douleurs et vulnérabilité émotionnelle affectent durablement les capacités professionnelles, mais restent peu reconnues dans les entreprises, insuffisamment intégrées aux dispositifs d’accompagnement et difficilement articulées aux suivis oncologiques. À partir d’une expérience située au croisement de l’oncologie, du monde du travail et de l’accompagnement professionnel, cet article analyse comment l’invisibilité des séquelles produit un risque statutaire et fragilise les trajectoires professionnelles après cancer.

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Soigner un proche, une prise en charge comme une autre ?

Dans les hôpitaux, les situations de prise en charge d’un proche d’un personnel hospitalier ou d’un personnel lui-même dans les services sont fréquentes. Ces situations, qui ne sont pas anodines, et souvent source de difficultés, conduisent à interroger le bien-fondé de ces prises en charge, sur leur cadre réglementaire, les implications déontologiques et éthiques, et sur leurs répercussions sur les équipes de soin.

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Innovation & NumériqueExplorer

Numérique à travers les générations : usages, fractures et nouvelles pratiques

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Opérationnaliser la responsabilité populationnelle : un enjeu d’organisation plus que de technologie

La responsabilité populationnelle s’affirme peu à peu comme un modèle clé pour améliorer prévention, coordination et qualité des soins. Contrairement aux idées reçues, sa mise en oeuvre ne nécessite pas une révolution technique, mais sur une meilleure structuration des données déjà présentes, pour la plupart, dans les systèmes d’information hospitaliers et territoriaux.

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REGARDS CROISÉS

Financement de l’innovation – Quelles perspectives pour 2026 ?

Alors que la ministre de la Santé vient de lancer la stratégie nationale « Intelligence artificielle et données de santé » 2025-2028, David Sainati, coresponsable de la DNS, partage avec Laurent Pierre, conseiller numérique à la FHF, et Quentin Poitou, directeur du fonds FHF pour la recherche et l’innovation, l’impératif d’une gouvernance et d’un modèle de financement basés sur les besoins cliniques et organisationnels, pour l’adoption et le déploiement à grande échelle de la data et de l’IA.

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Souveraineté numérique

Le terme « souveraineté » a longtemps été réservé aux frontières, à la monnaie, à l’armée. Aujourd’hui, il revient avec une résonance nouvelle dans de nombreux champs : souveraineté d’un peuple, sur son territoire en Ukraine et à Gaza ; souveraineté du corps, dans les débats sur le droit à mourir dignement ; souveraineté des citoyens sur son gouvernement, fondement de notre démocratie ; souveraineté économique dans les arbitrages de politiques publiques. C’est dans ce contexte que l’on parle désormais de souveraineté numérique, un nouvel espace où se joue tout autant notre liberté collective que notre capacité à débattre, décider, soigner.

Médecine nucléaire

Longtemps confidentielle, la médecine nucléaire thérapeutique s’impose aujourd’hui comme un pilier de l’oncologie moderne, incarnant un modèle de médecine de précision.

Vent d’IA sur l’hôpital public

Face à des investissements industriels colossaux et à une injonction à « adopter vite », les hôpitaux doivent plus que jamais garder la main sur leurs outils afin de préserver la pertinence clinique, la souveraineté des données, la soutenabilité budgétaire, et non pas devenir simples consommateurs d’algorithmes.
AutonomieExplorer

La communication au coeur du soin. La CAA, une démarche concrète en soutien des échanges patients/soignants

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Excellence en santé

Val’Consult. Handicap : lever les obstacles d’accès aux soins

Malgré un cadre législatif affirmant clairement le droit à l’accès aux soins, de nombreuses personnes en situation de handicap continuent de se heurter à des refus de prise en charge, à des environnements inadaptés et à des ruptures de parcours. Pour répondre à ces difficultés persistantes, les dispositifs Handiconsult, expérimentés depuis 2015, proposent des consultations adaptées sur plusieurs territoires. Dans le Val-de-Marne, le centre Val’Consult, porté par un établissement médico-social, illustre une organisation innovante qui vise à restaurer l’accès aux soins courants et à favoriser un retour progressif vers le droit commun.

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Le patient acteur de la transformation du système de santé

L’expérience patient au service de la déprescription

Au CHU de Poitiers, site de Loudun, dans les services d’USLD et d’EHPAD, les freins et peurs liés à la déprescription sont, de façon contre-intuitive, davantage observés du côté des soignants. Pour changer leurs regards, l’expérience patient est un levier efficace qui permet d’envisager une amélioration de l’accompagnement des patients et des pratiques.

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Droit & JurisprudenceExplorer

Panorama de jurisprudence

Refus de soins du patient dans le cadre d’une urgence vitale : de la nécessité pour le praticien de prendre en compte le contexte dans lequel le refus de soins a été opposé… Conseil d’État, 27 novembre 2025, n° 469793 Il n’est pas sans dire que la présente décision était attendue par les praticiens hospitaliers et les juristes, dont tous espéraient une clarification par la Haute Juridiction administrative de la conduite à tenir face à un patient, qui dans le cadre d’une urgence vitale, refuse le traitement proposé, comme en l’espèce, une transfusion sanguine. Si la loi du 4 mars 2002 a consacré le droit pour le patient de refuser un traitement médical1 et de faire savoir sa volonté, dans l’hypothèse où il serait un jour hors d’état de l’exprimer, dans le cadre de directives anticipées (art.L.1111-11 CSP), le juge administratif avait néanmoins admis que ce droit fondamental laissé au patient de donner son consentement à un traitement médical n’excluait pas la possibilité pour les médecins, et après avoir essayé de le convaincre d’accepter les soins nécessaires, d’accomplir un acte indispensable à sa survie et proportionné à son état2. Au regard de la solution adoptée par le Conseil d’État, il n’est pas certain que la décision réponde aux attentes. En l’espèce, une patiente de 37 ans est admise dans un établissement hospitalier pour y subir une ablation de la vésicule biliaire. Préalablement à son admission, elle avait fait connaître sa qualité de témoin de Jéhovah pour s’opposer à toute transfusion sanguine et avait communiqué un document écrit intitulé « Instructions médicales circonstanciées », détaillant pour elle les procédures médicales acceptables ou inacceptables. À l’occasion de l’intervention survient une perforation accidentelle de l’artère iliaque qui conduit à une hémorragie massive ne pouvant être compensée par le mécanisme d’autotransfusion mis en place avec l’accord de la patiente. Le pronostic vital de celle-ci étant engagée, une première transfusion est réalisée au bloc opératoire et une seconde, le même jour, en réanimation. Dans les suites de son hospitalisation, l’intéressée présente une sévère anémie compliquée d’une dégradation de la fonction respiratoire qui engage, là encore, son pronostic vital. Malgré le refus réitéré de la patiente, une troisième transfusion lui est administrée sur décision médicale collégiale et à son insu, après qu’elle a été sédatée. La patiente n’apprendra l’existence de cette dernière transfusion qu’un an plus tard, à l’occasion de la communication, à sa demande, de son dossier médical. La patiente sollicite alors l’indemnisation de ses préjudices pour avoir été transfusée sans son consentement. Le juge d’appel3 valide l’emploi des deux premières transfusions au motif que la situation d’urgence vitale ne permettait pas de s’assurer d’une réitération dans un délai raisonnable du refus de traitement et justifiait de s’écarter des directives anticipées. En revanche, la dernière transfusion est déclarée fautive compte tenu du refus réitéré de la patiente en toute connaissance des risques qu’elle prenait sur sa santé. Saisi par la patiente et l’établissement hospitalier, le Conseil d’État va finalement confirmer l’analyse des juges du fond sur l’appréciation des transfusions. Concernant les deux premières transfusions, il estime que la cour a pu valablement estimer que leur réalisation n’était pas fautive dès lors qu’elles étaient indispensables et proportionnées à l’état de la patiente malgré le fait qu’elles ne respectaient pas les termes des directives de la patiente. Pour justifier cette solution, il valide l’argumentation des juges du fond selon laquelle « le contexte dans lequel la patiente avait exprimé sa volonté de ne pas avoir recours aux transfusions sanguines alors qu’elle s’apprêtait à subir une opération qui présentait un caractère ordinaire, qu’elle n’était pas personnellement exposée au risque d’hémorragie, qu’elle n’avait pas été informée du risque, connu, mais rare, de perforation de l’artère iliaque et qu’une assurance lui avait été donnée qu’elle pourrait bénéficier, en cas de besoin, d’un dispositif de transfusion autologue, ne lui permettait pas d’envisager effectivement la réalisation d’un risque mortel d’hémorragie requérant une transfusion urgente en cours d’intervention ». Autrement dit, l’urgence lié à l’engagement du pronostic vital et la méconnaissance de la patiente des risques graves de l’intervention lorsqu’elle a exprimé sa volonté dans cette situation étaient de nature à légitimer le traitement médical entrepris en raison du doute sur le choix qu’elle aurait exprimé si elle avait été correctement informée des risques de l’intervention. En revanche, s’agissant de la troisième transfusion, le Conseil d’État confirme son caractère fautif, alors même qu’elle visait à sauver une vie, dès lors qu’à la date de sa réalisation « la patiente avait recouvré sa conscience, qu’elle avait été informée de manière circonstancié du fait que le refus d’une nouvelle transfusion l’exposait à un risque de décès à court terme […], et qu’elle avait néanmoins redit, à plusieurs reprises, son refus de toute transfusion aux médecins, le caractère catégorique de ce refus ayant conduit ces derniers à la placer sous sédation pour l’empêcher de s’opposer à cet acte médical ». Sur les préjudices, le Conseil d’État annule la décision des juges du fond qui avaient accordé 3 000 € au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence subis. Pour la Haute Juridiction, dès lors que l’acte médical en cause n’a eu pour seules conséquences que de sauver la vie du patient, il n’est pas possible d’allouer une indemnisation au titre des troubles dans les conditions d’existence. L’indemnisation ne peut être limitée qu’à un préjudice moral sanctionnant la violation au droit du patient de refuser les soins prodigués. Une somme de 3 000 € est allouée à ce titre. Finalement, le Conseil d’État a tenté une nouvelle fois de concilier le serment d’Hippocrate de sauver des vies et le droit du patient à consentir aux soins. Résultat : on est plus proche d’un arrêt d’espèce que d’un arrêt de principe…

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IA à l’hôpital – Mettre un peu de sécurité juridique dans tout ça ?

Les personnalités naturellement résistantes au changement en seront pour leurs frais. L’intelligence artificielle (IA) est sans conteste l’un des termes les plus employés de cette année 2025 : un levier, un outil, une opportunité… à la portée de toutes les mains… et de tous les claviers. L’hôpital n’y échappe pas, tant les occasions sont nombreuses pour les professionnels de s’en saisir dans leur pratique professionnelle. Reste que l’IA à l’hôpital touche souvent, et par nature, un matériau sensible d’un point de vue juridique : le patient et, à travers lui, la donnée médicale (mais pas seulement). Alors, pour que les opportunités ne se transforment pas en chausse-trapes, cet article propose d’identifier les pièges, afin d’initier une démarche d’intégration sécurisée de l’IA dans la pratique hospitalière.

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Panorama de jurisprudence

Obligation vaccinale : une attestation mensongère vaut mise en danger de la vie d’autrui. Cour de cassation, Crim, 28 octobre 2025, n° 25-82 617 Un enfant de 9 ans déclare le tétanos dans des conditions de nature à suggérer un manquement à l’obligation vaccinale. L’instruction pénale révèle que le médecin consulté aux 2 ans de l’enfant par les parents pour la réalisation du vaccin a sciemment omis d’injecter les doses et a porté de manière mensongère sur le carnet de santé la mention de la vaccination. Condamné pour mise en danger de la vie d’autrui 1 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction définitive d’exercer la médecine, il soutient dans son pourvoi en cassation que le respect de l’obligation vaccinale pesait en l’espèce sur les parents et qu’à ce titre, le délit de mise en danger de la vie d’autrui qui se caractérise par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou un règlement ne pouvait lui être reproché. Son pourvoi est rejeté. Pour la Cour de cassation, l’article L.3 111-5 du CSP, qui fait obligation au médecin ou à la sage-femme effectuant une vaccination obligatoire de déclarer cette opération, et le cas échéant d’en faire mention sur le carnet de santé, impose à ce professionnel une obligation particulière de prudence ou de sécurité, dont l’objet est de garantir l’efficacité et le suivi de mesures édictées afin de protéger la santé publique. Dès lors, la cour d’appel a justifié sa décision. Bloc opératoire : lorsque des actes d’anesthésie ou de surveillance post-interventionnelle sont réalisés par des infirmiers, l’anesthésiste doit être présent. Cour de cassation, 1re civ, 15 octobre 2025 n° 24-16 873 À l’occasion d’un conflit entre une clinique privée et un médecin anesthésiste libéral, la Cour de cassation a été amenée à interpréter les dispositions de l’article R.4 311-12 du CSP qui prévoit les conditions dans lesquelles les infirmiers anesthésistes exercent leurs activités sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste. En l’espèce, la clinique reproche au médecin sa pratique consistant à prendre en charge simultanément trois patients, l’un en consultation préopératoire dans les étages de la clinique, les deux autres sous la surveillance de deux infirmiers anesthésistes au bloc opératoire, où il n’est pas physiquement présent. Débouté devant les juges du fond, le médecin invoque au moyen de sa demande de cassation le fait que, selon lui, si l’article R. 4 311-12 du CSP prévoit que le médecin doit être présent sur le site où sont réalisés les actes d’anesthésie et doit pouvoir intervenir à tout moment, il n’impose pas que le médecin soit en permanence présent au bloc opératoire. Son pourvoi est rejeté. La Cour de cassation relève que selon l’article R. 4 311-12 du CSP, l’infirmier anesthésiste exerce ses activités sous le contrôle exclusif d’un médecin anesthésiste réanimateur, sous réserve que ce médecin soit présent sur le site où sont réalisés les actes d’anesthésie ou la surveillance post-interventionnelle et puisse intervenir à tout moment. Dès lors, pour la Cour, c’est à bon droit que les juges d’appel en ont déduit que lorsque des actes d’anesthésie ou de surveillance post-interventionnelle sont réalisés par des infirmiers anesthésistes, le médecin anesthésiste doit être dans le bloc opératoire, et non dans les étages de l’établissement ou en consultation afin de se libérer immédiatement pour faire face à une urgence vitale lors d’une intervention. Sur le plan des responsabilités, nul doute que le non-respect des dispositions de l’article R.4 311-12 du CSP telles que désormais interprétées par la Cour de cassation est de nature à engager la responsabilité civile ou administrative de l’établissement de santé pour défaut d’organisation du service.

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Le Cahier THExplorer

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Achats hospitaliers : sécuriser, anticiper, s’adapter

Alors que la pandémie de Covid‑19 a mis en lumière les fragilités des chaînes d’approvisionnement, la fonction achats s’impose désormais comme un levier stratégique majeur pour renforcer la souveraineté, la performance et la résilience du système de santé. Les nouvelles feuilles de route 2025‑2027 de la DGOS et de la DGCS, ainsi que les baromètres récemment publiés, témoignent de cette transformation profonde dans le sanitaire comme dans le médico‑social. Porté par les enseignements du projet européen ProCure, le secteur s’attelle aujourd’hui à repenser ses pratiques pour sécuriser les flux, stimuler l’innovation et répondre aux défis géopolitiques, climatiques et économiques qui redessinent les circuits logistiques.

Le patient acteur de la transformation du système de santé

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