RHF N°631

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Soigner, accompagner, à chaque étape de la vie

Depuis 60 ans, SantExpo rassemble, inspire et accompagne les grandes transformations de la santé et du médico-social. Avec une affluence et une mobilisation record, cette édition anniversaire a démontré que l’excellence en santé ne se décrète pas : elle se construit collectivement, au service de toutes les générations et au plus près des territoires.

Les défis auxquels nous faisons face traversent tous les âges de la vie. Accès aux soins, prévention, attractivité des métiers, transitions écologique et numérique… À ces enjeux majeurs s’ajoute désormais un bouleversement démographique sans précédent. Faire santé, ce n’est pas seulement soigner. C’est aussi accompagner, prévenir et faire vivre la solidarité entre les générations.

C’est dans cet esprit que nous avons présenté à SantExpo les grandes orientations d’une loi de programmation pour bâtir une société de la longévité. Cette proposition traduit une conviction simple : les transformations démographiques à venir doivent être anticipées dès aujourd’hui afin de garantir à chacun un accompagnement digne et adapté tout au long de la vie.

Cette nécessaire projection vers l’avenir ne doit toutefois pas faire oublier une urgence immédiate : la dégradation préoccupante de la santé mentale des jeunes. Alors que 2026 marque la deuxième année de la santé mentale comme Grande Cause nationale, les résultats de notre baromètre FHF-Ipsos sont sans appel : 42 % des 18-24 ans présentent un score évocateur d’un trouble anxieux généralisé.

Les professionnels se mobilisent pour renforcer la prévention, améliorer le repérage précoce, développer les équipes mobiles et proposer des prises en charge adaptées. À leurs côtés, des initiatives citoyennes émergent également. L’engagement de Louis et Pauline Derrien, qui ont entrepris un tour de France pour sensibiliser aux troubles psychiatriques, rappelle que derrière les politiques publiques se trouvent avant tout des parcours de vie, des familles et des solidarités.

Porter l’excellence en santé pour toutes les générations suppose une ambition collective : garantir à chacun un accès aux soins de qualité, quels que soient son âge, son lieu de vie ou sa situation. Face aux défis démographiques, sanitaires et sociaux qui s’accélèrent, cette exigence doit guider les transformations de notre système de santé.

C’est dans cet esprit que se tiendront nos universités d’été des 8 et 9 septembre prochains, consacrées à un enjeu majeur : « Territoires santé – Tenir la promesse d’accès aux soins pour toutes les générations ». À huit mois de l’élection présidentielle, elles seront l’occasion d’interroger la capacité de notre système de santé à demeurer un facteur de cohésion sociale et territoriale dans une société traversée par de profondes mutations démographiques, géographiques et politiques.

Depuis plusieurs années, la FHF porte la conviction qu’au-delà de sa vocation première de soin, la santé constitue désormais un enjeu majeur de cohésion nationale, et l’un des nouveaux ciments de notre pacte démocratique.

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À la une

Souffrance psychique des jeunes. Crise silencieuse, urgence visible

La santé mentale des jeunes est devenue une urgence de santé publique. Alors que la souffrance psychique progresse et que les moyens manquent, le temps n’est plus au constat mais à l’action. Sur le terrain, des initiatives comme les maisons des adolescents ou l’intervention précoce en psychiatrie avec le C’JAAD tentent de répondre à l’ampleur des besoins. Entre mobilisation des professionnels et engagement citoyen, à l’image du projet Courir pour Toi, un même impératif s’impose : ne plus laisser la jeunesse seule face à ses fragilités et construire collectivement une réponse à la hauteur du défi.

Écrans et santé mentale des jeunes

Omniprésents dans le quotidien des enfants et des adolescents, les écrans ont un impact sur leur développement dès le plus jeune âge. Les cliniciens alertent sur les conséquences d’une exposition excessive : troubles du sommeil, retards de langage et d’apprentissage, difficultés psychomotrices, myopie ou encore obésité. Face à ces enjeux, des initiatives de prévention, comme celle de la Clinique contributive de Saint-Denis, démontrent l’intérêt d’une mobilisation collective à l'échelle locale, associant professionnels, familles et chercheurs. Parallèlement, les outils numériques peuvent aussi devenir des leviers d’accompagnement : à l’image du dispositif Together, ils offrent de nouvelles perspectives pour faciliter l’accès aux soins en pédopsychiatrie et orienter les adolescents vers des prises en charge adaptées.

Pharmacie hospitalière

Entre évolution des missions, essor de la pharmacie clinique, contraintes de ressources et impératifs de sécurisation des parcours de soins, la pharmacie hospitalière est une discipline en évolution permanente. Les pharmacies à usage intérieur (PUI) s’inscrivent dans des dynamiques croissantes de coopération et de mutualisation, repensent leurs organisations, et s’appuient sur l’innovation pour répondre aux défis des pénuries, de la performance et de la transition écologique.
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Excellence en santé Un engagement pour toutes les générations

Les 60 ans de SANTEXPO : Retour en images

Avec plus de 37 180 participants et près de 750 intervenants et 700 exposants, cette édition anniversaire de SantExpo, placée sous la thématique de l’excellence en santé pour toutes les générations, a réuni l’ensemble de l’écosystème santé et médico-social autour des grands défis du secteur : intelligence artificielle en santé, prévention, attractivité des métiers, santé mentale, santé des femmes, transition écologique, autonomie ou encore transformation des parcours de soins.

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DREES

Urgences : des temps d’attente qui s’allongent

« En dix ans, la durée passée aux urgences s’est allongée pour tous les types de parcours de soin. » Telle est la conclusion des derniers résultats* de l’enquête « Urgences » publiés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) le lundi 1er juin 2026. Entre 2013 et 2023, la durée médiane entre l’enregistrement et la sortie des urgences s’est allongée de 20 minutes pour les parcours les plus courts (atteignant 1 heure 35), d’un peu plus d’une heure en cas de besoin de soins et de recours au plateau technique (atteignant 3 heures 55), et de plus de 2 heures et demie pour les patients admis en unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) (atteignant 17 heures 30). Plus précisément, entre l’enregistrement et la prise en charge médico-soignante, si moins d’une demi-heure s’écoule pour la moitié des patients, cette durée atteint plus de 2 heures et demie pour un patient sur dix. Le temps de recherche d’un lit d’aval prend environ un quart d’heure dans la moitié des cas, elle peut s’allonger fortement, notamment pour les personnes âgées ou dans les services à forte affluence (plus de six heures pour un patient sur dix).

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SANTÉ PUBLIQUE FRANCE

Santé mentale des enfants et des adolescents

Santé publique France a publié le 2 juin de nouveaux résultats des études épidémiologiques Enabee (enquête épidémiologique nationale sur la santé mentale des enfants scolarisés en maternelle et en élémentaire) et EnCLASS (enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances)*. Primaires : comprendre les causes Publiés en 2023, les premiers résultats d’Enabee montraient que 13 % des enfants en élémentaire (6 à 11 ans) présentent au moins un trouble probable de santé mentale. Les analyses publiées début juin décrivent les caractéristiques individuelles et contextuelles associées à ces troubles : complications de grossesse, difficultés scolaires, événements difficiles, l’environnement familial. L’étude confirme également l’impact de la crise sanitaire du Covid-19. Collégiens et lycéens : une souffrance persistante Les données d’ENCLASS, recueillies en 2024 auprès de 11 400 élèves du secondaire, révèlent une situation contrastée du bien-être et de la santé mentale des collégiens et lycéens. Après une dégradation marquée de l’ensemble des indicateurs de bien-être et de santé mentale entre 2018 et 2022, certains s’améliorent (satisfaction par rapport à sa vie actuelle, bon niveau de bien être mental), alors que d’autres restent préoccupants. Ainsi, 19 % des lycéens ont un risque important de dépression et 20 % d’entre eux déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Il est à noter que les adolescentes ont des indicateurs de santé mentale systématiquement moins favorables que les garçons.

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FHF CANCER

Face au cancer, les hôpitaux publics en action

Le 17 juin, dans le décor prestigieux et chargé d’histoire de l’Académie nationale de médecine, s’est tenue la première grande journée consacrée à la cancérologie publique organisée par le comité FHF Cancer de la Fédération hospitalière de France. Académie nationale de médecine, 17 juin 2026 Crédit : Gilles Cohen   Une journée organisée autour des grands axes de la stratégie décennale de lutte contre les cancers portée par l’INCa : la prévention, l’accès aux soins, la recherche et la qualité de vie des patients et de leurs proches, complétés par un focus sur le projet européen EUnetCCC. Cinq tables rondes pour débattre de ces grands enjeux et mettre en lumière les nombreuses initiatives portées par les établissements publics de santé pour y répondre, « premiers acteurs de la lutte contre le cancer en France », comme l’a rappelé Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF en ouverture, mais aussi « le moteur de la recherche en cancérologie », a insisté Nicolas Scotte, directeur général de l’INCa, citant notamment le programme Impulsion, « emblématique d’une action de santé publique à fort impact populationnel ». Cette journée a également servi de cadre au renouvellement de la convention entre la FHF et la Ligue contre le cancer. « Le renouvellement de notre convention n’est pas un acte formel. C’est une action coordonnée et profondément humaine. Cette convention doit pouvoir réellement vivre sur les territoires, faire entendre la voix des malades. C’est un message de responsabilité collective, d’engagement et d’espoir », affirme Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer. TELEX Le cancer inscrit dans les priorités du G7 : « À l’occasion du sommet du G7 réuni à Évian, les chefs d’État et de gouvernement ont, pour la première fois, inscrit la lutte contre les cancers au nombre de leurs priorités communes », salue l’INCa dans un communiqué publié le 17 juin.

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EXPÉRIMENTATION

Impulsion, dépistage national du cancer du poumon

L’étude pilote Impulsion (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION) mise en place par l’Institut national du cancer a pour objectif de détecter les cancers du poumon à un stade précoce, à promouvoir l’arrêt du tabac dans la population cible et d’étudier la faisabilité d’un dépistage organisé du cancer du poumon. Cette expérimentation soutenue par un consortium de 29 structures partenaires – dont l’AP-HP, les HCL et les CHU de Lille et Rouen – a été lancée le 5 mai dans cinq régions pilotes : l’Île-de-France, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône-Alpes. Le programme s’adresse à des fumeurs ou ex-fumeurs (ayant arrêté il y a moins de 15 ans) âgés de 50 à 74 ans, ayant fumé l’équivalent d’un paquet par jour durant 20 ans. Vingt mille participants volontaires seront recrutés sur une période de 18 à 24 mois. Le dépistage repose sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose. Les participants seront appelés à réaliser deux scanners à un an d’intervalle, puis tous les deux ans. En complément, le programme prévoit pour les fumeurs un accompagnement à l’arrêt du tabac. « En complément, un dispositif d’aller-vers est en phase de test, avec un camion et un scanner mobile », a indiqué le Pr Sébastien Couraud, co-porteur du projet lors de la journée « Face au cancer, les hôpitaux publics en action » organisée par le FHF le 17 juin 2026.

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Grand AngleExplorer

Souffrance psychique des jeunes. Crise silencieuse, urgence visible

La santé mentale des jeunes est devenue une urgence de santé publique. Alors que la souffrance psychique progresse et que les moyens manquent, le temps n’est plus au constat mais à l’action. Sur le terrain, des initiatives comme les maisons des adolescents ou l’intervention précoce en psychiatrie avec le C’JAAD tentent de répondre à l’ampleur des besoins. Entre mobilisation des professionnels et engagement citoyen, à l’image du projet Courir pour Toi, un même impératif s’impose : ne plus laisser la jeunesse seule face à ses fragilités et construire collectivement une réponse à la hauteur du défi.

L’excellence en santé, un engagement pour toutes les générations

Plurielle, exigeante et profondément humaine, l’excellence en santé ne se décrète pas : elle se construit à l’intersection du soin juste, de la relation au patient, de la science, de l’enseignement et de l’engagement collectif. Dans un environnement national et international en mutation rapide, l’hôpital est sommé de tenir ensemble performance scientifique, responsabilité sociale, sécurité sanitaire et résilience démocratique. De l’organisation des soins sur tous les territoires à la lutte informationnelle, des outre-mer aux dispositifs gestion de crise, ce dossier explore les multiples visages d’une excellence en santé ancrée dans le réel, au service des patients et de la société.

Le modèle populationnel s’affirme en France

La responsabilité populationnelle s’impose progressivement comme un modèle essentiel pour répondre aux défis actuels du système de santé. Depuis les premières expérimentations menées en 2018 et son inscription dans la loi du 24 juillet 2019, son déploiement s’est accéléré et une vingtaine de territoires s’en sont aujourd’hui emparés. Le modèle s’institutionnalise à travers les conventions de CPTS, le développement de réseaux régionaux, son intégration dans les projets d’établissement, ainsi que le soutien renforcé des ARS. La responsabilité populationnelle progresse également dans la formation des professionnels de santé, condition indispensable pour transformer durablement les pratiques. Tour d’horizon des initiatives, des leviers d’action et des perspectives offertes par ce modèle en plein essor.
Ressources HumainesExplorer

Réforme infirmière et évolution des pratiques managériales

Porté par les évolutions sociétales, les attentes des professionnels et les besoins croissants de santé de la population, le système de santé connaît une profonde mutation de ses métiers et de ses modes d’organisation. Dans ce dossier, deux focus complémentaires viennent illustrer cette dynamique. D'une part, la réforme majeure de la profession infirmière, avec l’élargissement des compétences, la reconnaissance de la consultation infirmière, l’accès direct aux soins et l’universitarisation de la formation. D'autre part le déploiement du programme Parcours manageurs, initiative structurante des pouvoirs publics visant à renforcer une culture managériale commune et à accompagner la transformation des organisations.

Fonction publique hospitalière et responsabilité financière : enjeux et évolutions

À travers l'éclairage Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France et maire de Reims, ce dossier revient d’abord sur les évolutions du statut de la fonction publique hospitalière. Quarante ans après sa création, ce cadre structurant demeure un pilier du service public de santé, tout en étant aujourd’hui confronté à des défis qui appellent à des évolutions profondes. Dans un second temps, les regards croisés de Véronique Hamayon, procureure générale près la Cour des comptes, et de Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France, éclairent la réforme de la responsabilité financière entrée en vigueur en 2023. Cette évolution transforme le cadre de la responsabilité des gestionnaires publics et soulève des enjeux majeurs en matière de lisibilité, de proportionnalité, et de sécurité juridique.

Prendre soin des soignants

La santé des professionnels hospitaliers constitue aujourd’hui un enjeu central pour la qualité et la pérennité du système de soins. Ce dossier analyse les facteurs de risques auxquels sont confrontés les soignants, et met en lumière l’importance d’une meilleure compréhension de ces derniers pour structurer des politiques de prévention efficaces et adapter les démarches de prévention aux réalités du terrain. Une attention particulière est portée à la santé des femmes et des soignantes, enjeu majeur dans un secteur fortement féminisé. Ensemble, ces articles soulignent qu’améliorer la santé des professionnels est un levier essentiel, non seulement pour la pérennité du système de santé et la qualité des soins, mais également pour la diffusion d'une "culture de la prévention" auprès des soignants, des patients et de leur entourage.

Solution CRM : l’alliée de taille de vos campagnes de fin d’année !

La fin de l’année est une période cruciale pour les établissements de santé, les Instituts de recherche et les associations dans leur ensemble. En effet, 60 % des dons sont collectés au cours du dernier trimestre de l’année (source : benchmark iRaiser 2023 vs. 2022). C’est à ce moment que le volume de dons atteint son apogée, en grande partie en raison du calendrier fiscal et de l’élan de générosité associé à la période.

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Thérapies géniques : les perspectives d’un laboratoire de pointe

Quels sont les enjeux et les espoirs actuels suscités par les nouvelles thérapies géniques ? Leader mondial du secteur, Orchard Therapeutics propose de nouvelles solutions. Nous avons fait le point avec Cécile Sourdon, directrice générale d’Orchard Therapeutics France.

Sponsorisé par Orchard therapeutics

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Une radiologie à la fois performante, durable et inclusive : la vision intégrée de Fujifilm Healthcare

Devenue l’un des leaders mondiaux des équipements d’imagerie, Fujifilm Healthcare
réaffirme son ambition de rendre la radiologie plus accessible, plus écoresponsable et
plus centrée sur les besoins réels des patients. En s’appuyant sur une innovation technologique
continue, le groupe développe des solutions adaptées à tous les territoires et à
toutes les typologies de patients, tout en conciliant excellence clinique, sobriété énergétique
et inclusion.

Sponsorisé par Fujifilm Healthcare

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Numih France : une métamorphose au service d’un numérique hospitalier souverain, éthique et sécurisé

Né de la fusion entre le Mipih et le SIB, Numih France s’impose comme un acteur public de référence dans le domaine du numérique en santé. En conjuguant innovation, ancrage territorial et valeurs de service public, ce nouveau groupement d’intérêt public (GIP) porte une vision d’excellence, pragmatique et souveraine de la transformation numérique des établissements de santé.

Sponsorisé par Numih France

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Réflexions hospitalièresExplorer

L’épreuve du coeur arrêté. De l’expertise clinique aux dimensions symboliques et éthiques

Arrêter puis relancer un coeur constitue l’un des gestes les plus paradoxaux du soin hospitalier contemporain. La circulation extracorporelle (CEC), en suspendant temporairement une fonction vitale, déplace les frontières entre technique, vivant et responsabilité professionnelle. À partir de la vision du perfusionniste, cet article interroge la CEC comme dispositif où s’articulent rationalité clinique, dimension symbolique de l’arrêt cardiaque et enjeux éthiques extrêmes. Il montre comment, au-delà des protocoles, l’hôpital organise la continuité du vivant, jusqu’aux configurations limites du prélèvement d’organe…

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Le dispositif IRENE : un modèle innovant d’aller-vers en neurologie

Le dispositif IRENE – Infirmières REférentes en Neurologie – est né du constat de réponses trop tardives voire absentes à destination de personnes atteintes de maladies neurologiques chroniques. Expérimenté pendant deux ans en Côtes-d’Armor (22), il propose un modèle d’intervention reposant sur un binôme d’infirmières expérimentées en neurologie hébergées au sein d’un dispositif d’appui à la coordination des parcours de santé complexes (DAC). L’expérimentation, soutenue et financée par l’ARS Bretagne et l’association France Parkinson, a été mise en place sous l’égide de l’Association Neuro-Bretagne (ANB), afin d’améliorer les réponses en proximité territoriale et la prise en charge coordonnée, précoce et préventive en promotion de santé.

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Parcours patient détenu. En Martinique, une dynamique partenariale entre CHU et centre pénitentiaire

La prise en charge des personnes détenues représente un défi permanent pour les établissements de santé. Ils doivent concilier deux impératifs souvent perçus comme contradictoires : garantir un accès équitable aux soins tout en assurant la sécurité nécessaire à ce type de prise en charge. En Martinique, ces enjeux sont amplifiés par l’insularité, les contraintes logistiques, la surpopulation carcérale et le profil particulier des détenus, souvent marqué par la précarité, les addictions et parfois une implication dans le narcotrafic. Afin de fluidifier le parcours hospitalier du patient détenu, le CHU de Martinique a engagé en 2022 une démarche structurée, en partenariat avec le centre pénitentiaire de Ducos.

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Innovation & NumériqueExplorer

Écrans et santé mentale des jeunes

Omniprésents dans le quotidien des enfants et des adolescents, les écrans ont un impact sur leur développement dès le plus jeune âge. Les cliniciens alertent sur les conséquences d’une exposition excessive : troubles du sommeil, retards de langage et d’apprentissage, difficultés psychomotrices, myopie ou encore obésité. Face à ces enjeux, des initiatives de prévention, comme celle de la Clinique contributive de Saint-Denis, démontrent l’intérêt d’une mobilisation collective à l'échelle locale, associant professionnels, familles et chercheurs. Parallèlement, les outils numériques peuvent aussi devenir des leviers d’accompagnement : à l’image du dispositif Together, ils offrent de nouvelles perspectives pour faciliter l’accès aux soins en pédopsychiatrie et orienter les adolescents vers des prises en charge adaptées.

Numérique à travers les générations : usages, fractures et nouvelles pratiques

Plus de fluidité, d’accessibilité, de rapidité et de sécurité : telle est la promesse qui accompagne, année après année, la montée en puissance du numérique en santé. De la télémédecine aux outils d’intelligence artificielle, en passant par les plateformes de prise de rendez-vous et le dossier médical partagé, ces innovations transforment en profondeur les pratiques et les parcours de soins. Mais au-delà de l’enthousiasme qu’elles suscitent, elles interrogent : contribuent-elles réellement à rapprocher patients, professionnels, aidants et générations, ou risquent-elles de creuser de nouvelles inégalités ?

Opérationnaliser la responsabilité populationnelle : un enjeu d’organisation plus que de technologie

La responsabilité populationnelle s’affirme peu à peu comme un modèle clé pour améliorer prévention, coordination et qualité des soins. Contrairement aux idées reçues, sa mise en oeuvre ne nécessite pas une révolution technique, mais sur une meilleure structuration des données déjà présentes, pour la plupart, dans les systèmes d’information hospitaliers et territoriaux.

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AutonomieExplorer
Pharmacie hospitalière

Une PUI automatisée portée par un GCSMS

Dans un contexte marqué par la nécessité d’améliorer la qualité de la prise en charge, d’optimiser les organisations et de maîtriser les dépenses de santé, les établissements du GCSMS Les EHPAD publics du Val-de-Marne ont engagé une transformation profonde de leur pharmacie à usage intérieur (PUI). Cette démarche repose sur une vision globale intégrant les dimensions à la fois organisationnelles, logistiques et humaines. Elle s’appuie sur une réflexion approfondie des besoins et une harmonisation des pratiques à l’échelle territoriale, dans un environnement complexe et en constante évolution.

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La communication au coeur du soin. La CAA, une démarche concrète en soutien des échanges patients/soignants

La communication alternative et améliorée (CAA) regroupe l’ensemble des méthodes et outils conçus pour aider les personnes avec des besoins spécifiques de communication orale à comprendre, à s’exprimer et à apprendre à exprimer leurs besoins, ressentis, désirs, choix et à participer pleinement à la vie sociale.

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Excellence en santé

Val’Consult. Handicap : lever les obstacles d’accès aux soins

Malgré un cadre législatif affirmant clairement le droit à l’accès aux soins, de nombreuses personnes en situation de handicap continuent de se heurter à des refus de prise en charge, à des environnements inadaptés et à des ruptures de parcours. Pour répondre à ces difficultés persistantes, les dispositifs Handiconsult, expérimentés depuis 2015, proposent des consultations adaptées sur plusieurs territoires. Dans le Val-de-Marne, le centre Val’Consult, porté par un établissement médico-social, illustre une organisation innovante qui vise à restaurer l’accès aux soins courants et à favoriser un retour progressif vers le droit commun.

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Droit & JurisprudenceExplorer

Panorama de jurisprudence

Des communications sur les réseaux sociaux ne constituent pas une prescription médicale Conseil d’État, 13 mai 2026 n° 501651 Au cours de la pandémie de la Covid19, un médecin a régulièrement posté sur les réseaux sociaux des publications mettant en doute la politique mise en œuvre par les pouvoirs publics en matière de prévention, de traitement et de vaccination et faisant la promotion d’autres traitements alternatifs, contraires aux recommandations officielles. En raison de ces publications, la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins lui inflige une sanction d’interdiction d’exercer la médecine pour une durée de six mois, dont trois assortis du sursis, pour différents manquements au Code de déontologie médicale, dont notamment celui visé à l’article R.4127-8 du Code de la santé publique (CSP). Cet article pose le principe de la liberté de prescription du médecin, il encadre néanmoins celle-ci au fait que la prescription soit « conforme aux données acquises de la science » et limitée « à ce qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des soins ». Statuant sur le pourvoi du médecin, le Conseil d’État censure la décision de la chambre nationale disciplinaire. Pour la haute juridiction administrative, les dispositions de l’article R.4127-8 du CSP « ne trouvent à s’appliquer qu’aux relations qu’entretien le médecin avec son patient ». Dès lors, « des prises de position sur les réseaux sociaux visant à préconiser des traitements sont insusceptibles d’être regardées comme des prescriptions au sens de ces dispositions ». L’affaire est renvoyée à la chambre nationale disciplinaire qui devra à nouveau statuer sur ce dossier, au regard des autres manquements reprochés à l’intéressé.

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Panorama de jurisprudence

Refus de soins du patient dans le cadre d’une urgence vitale : de la nécessité pour le praticien de prendre en compte le contexte dans lequel le refus de soins a été opposé… Conseil d’État, 27 novembre 2025, n° 469793 Il n’est pas sans dire que la présente décision était attendue par les praticiens hospitaliers et les juristes, dont tous espéraient une clarification par la Haute Juridiction administrative de la conduite à tenir face à un patient, qui dans le cadre d’une urgence vitale, refuse le traitement proposé, comme en l’espèce, une transfusion sanguine. Si la loi du 4 mars 2002 a consacré le droit pour le patient de refuser un traitement médical1 et de faire savoir sa volonté, dans l’hypothèse où il serait un jour hors d’état de l’exprimer, dans le cadre de directives anticipées (art.L.1111-11 CSP), le juge administratif avait néanmoins admis que ce droit fondamental laissé au patient de donner son consentement à un traitement médical n’excluait pas la possibilité pour les médecins, et après avoir essayé de le convaincre d’accepter les soins nécessaires, d’accomplir un acte indispensable à sa survie et proportionné à son état2. Au regard de la solution adoptée par le Conseil d’État, il n’est pas certain que la décision réponde aux attentes. En l’espèce, une patiente de 37 ans est admise dans un établissement hospitalier pour y subir une ablation de la vésicule biliaire. Préalablement à son admission, elle avait fait connaître sa qualité de témoin de Jéhovah pour s’opposer à toute transfusion sanguine et avait communiqué un document écrit intitulé « Instructions médicales circonstanciées », détaillant pour elle les procédures médicales acceptables ou inacceptables. À l’occasion de l’intervention survient une perforation accidentelle de l’artère iliaque qui conduit à une hémorragie massive ne pouvant être compensée par le mécanisme d’autotransfusion mis en place avec l’accord de la patiente. Le pronostic vital de celle-ci étant engagée, une première transfusion est réalisée au bloc opératoire et une seconde, le même jour, en réanimation. Dans les suites de son hospitalisation, l’intéressée présente une sévère anémie compliquée d’une dégradation de la fonction respiratoire qui engage, là encore, son pronostic vital. Malgré le refus réitéré de la patiente, une troisième transfusion lui est administrée sur décision médicale collégiale et à son insu, après qu’elle a été sédatée. La patiente n’apprendra l’existence de cette dernière transfusion qu’un an plus tard, à l’occasion de la communication, à sa demande, de son dossier médical. La patiente sollicite alors l’indemnisation de ses préjudices pour avoir été transfusée sans son consentement. Le juge d’appel3 valide l’emploi des deux premières transfusions au motif que la situation d’urgence vitale ne permettait pas de s’assurer d’une réitération dans un délai raisonnable du refus de traitement et justifiait de s’écarter des directives anticipées. En revanche, la dernière transfusion est déclarée fautive compte tenu du refus réitéré de la patiente en toute connaissance des risques qu’elle prenait sur sa santé. Saisi par la patiente et l’établissement hospitalier, le Conseil d’État va finalement confirmer l’analyse des juges du fond sur l’appréciation des transfusions. Concernant les deux premières transfusions, il estime que la cour a pu valablement estimer que leur réalisation n’était pas fautive dès lors qu’elles étaient indispensables et proportionnées à l’état de la patiente malgré le fait qu’elles ne respectaient pas les termes des directives de la patiente. Pour justifier cette solution, il valide l’argumentation des juges du fond selon laquelle « le contexte dans lequel la patiente avait exprimé sa volonté de ne pas avoir recours aux transfusions sanguines alors qu’elle s’apprêtait à subir une opération qui présentait un caractère ordinaire, qu’elle n’était pas personnellement exposée au risque d’hémorragie, qu’elle n’avait pas été informée du risque, connu, mais rare, de perforation de l’artère iliaque et qu’une assurance lui avait été donnée qu’elle pourrait bénéficier, en cas de besoin, d’un dispositif de transfusion autologue, ne lui permettait pas d’envisager effectivement la réalisation d’un risque mortel d’hémorragie requérant une transfusion urgente en cours d’intervention ». Autrement dit, l’urgence lié à l’engagement du pronostic vital et la méconnaissance de la patiente des risques graves de l’intervention lorsqu’elle a exprimé sa volonté dans cette situation étaient de nature à légitimer le traitement médical entrepris en raison du doute sur le choix qu’elle aurait exprimé si elle avait été correctement informée des risques de l’intervention. En revanche, s’agissant de la troisième transfusion, le Conseil d’État confirme son caractère fautif, alors même qu’elle visait à sauver une vie, dès lors qu’à la date de sa réalisation « la patiente avait recouvré sa conscience, qu’elle avait été informée de manière circonstancié du fait que le refus d’une nouvelle transfusion l’exposait à un risque de décès à court terme […], et qu’elle avait néanmoins redit, à plusieurs reprises, son refus de toute transfusion aux médecins, le caractère catégorique de ce refus ayant conduit ces derniers à la placer sous sédation pour l’empêcher de s’opposer à cet acte médical ». Sur les préjudices, le Conseil d’État annule la décision des juges du fond qui avaient accordé 3 000 € au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence subis. Pour la Haute Juridiction, dès lors que l’acte médical en cause n’a eu pour seules conséquences que de sauver la vie du patient, il n’est pas possible d’allouer une indemnisation au titre des troubles dans les conditions d’existence. L’indemnisation ne peut être limitée qu’à un préjudice moral sanctionnant la violation au droit du patient de refuser les soins prodigués. Une somme de 3 000 € est allouée à ce titre. Finalement, le Conseil d’État a tenté une nouvelle fois de concilier le serment d’Hippocrate de sauver des vies et le droit du patient à consentir aux soins. Résultat : on est plus proche d’un arrêt d’espèce que d’un arrêt de principe…

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IA à l’hôpital – Mettre un peu de sécurité juridique dans tout ça ?

Les personnalités naturellement résistantes au changement en seront pour leurs frais. L’intelligence artificielle (IA) est sans conteste l’un des termes les plus employés de cette année 2025 : un levier, un outil, une opportunité… à la portée de toutes les mains… et de tous les claviers. L’hôpital n’y échappe pas, tant les occasions sont nombreuses pour les professionnels de s’en saisir dans leur pratique professionnelle. Reste que l’IA à l’hôpital touche souvent, et par nature, un matériau sensible d’un point de vue juridique : le patient et, à travers lui, la donnée médicale (mais pas seulement). Alors, pour que les opportunités ne se transforment pas en chausse-trapes, cet article propose d’identifier les pièges, afin d’initier une démarche d’intégration sécurisée de l’IA dans la pratique hospitalière.

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Le Cahier THExplorer

Pharmacie hospitalière

Entre évolution des missions, essor de la pharmacie clinique, contraintes de ressources et impératifs de sécurisation des parcours de soins, la pharmacie hospitalière est une discipline en évolution permanente. Les pharmacies à usage intérieur (PUI) s’inscrivent dans des dynamiques croissantes de coopération et de mutualisation, repensent leurs organisations, et s’appuient sur l’innovation pour répondre aux défis des pénuries, de la performance et de la transition écologique.

Architecture et psychiatrie

Alors que la santé mentale est reconduite grande cause nationale en 2026, la psychiatrie demeure confrontée à des défis majeurs qui dépassent les seules questions d’organisation et de ressources humaines. Le cadre bâti, longtemps relégué au second plan, s’impose aujourd’hui comme un levier déterminant de la qualité des soins. Entre innovation architecturale, requalification urbaine et prise en compte des usages, ce dossier met en lumière les conditions nécessaires pour faire du bâti un véritable outil au service des patients, des professionnels et de la société.

Achats hospitaliers : sécuriser, anticiper, s’adapter

Alors que la pandémie de Covid‑19 a mis en lumière les fragilités des chaînes d’approvisionnement, la fonction achats s’impose désormais comme un levier stratégique majeur pour renforcer la souveraineté, la performance et la résilience du système de santé. Les nouvelles feuilles de route 2025‑2027 de la DGOS et de la DGCS, ainsi que les baromètres récemment publiés, témoignent de cette transformation profonde dans le sanitaire comme dans le médico‑social. Porté par les enseignements du projet européen ProCure, le secteur s’attelle aujourd’hui à repenser ses pratiques pour sécuriser les flux, stimuler l’innovation et répondre aux défis géopolitiques, climatiques et économiques qui redessinent les circuits logistiques.

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