Le Cahier TH
Pharmacie hospitalière
N°631 Juillet - Août 2026
Pharmacie hospitalière : quels enjeux en 2026 ?
La pharmacie hospitalière est une discipline en évolution permanente depuis les années 1980. Historiquement reconnue pour ses activités de gestionnaire de produits de santé, la profession s’est progressivement orientée vers des activités cliniques à forte valeur ajoutée, avec pour priorités la maîtrise des risques du circuit du médicament et des dispositifs médicaux, et la mise en œuvre de solutions techniques pour atteindre ces objectifs. Ces développements se heurtent néanmoins à des contraintes de ressources – financement, effectifs, compétences, pénuries – qui conduisent les pharmacies à usage intérieur (PUI) à s’adapter en permanence.
06/07/26
La formation des pharmaciens hospitaliers s’est considérablement renforcée au niveau universitaire, avec un enseignement socle désormais centré sur la pharmacie clinique, les dispositifs médicaux, la stérilisation, ainsi que les technologies hospitalières et le contrôle (dont les préparations)1. La gestion et les achats occupent une place plus secondaire dans le cursus, ce qui illustre l’orientation résolument clinique et technique prise par la profession.
Malgré ce progrès indéniable et l’attrait d’un exercice tourné vers les patients et les soignants, les facultés de pharmacie soulignent, depuis les réformes successives d’accès aux études de santé, une baisse d’attractivité et notent des abandons en cours de formation, ce qui fragilise le recrutement, tant à l’hôpital qu’en officine2. Une meilleure valorisation des métiers de la pharmacie et une orientation renforcée vers les études pharmaceutiques dans les choix post-bac figurent parmi les leviers pour assurer le renouvellement générationnel des pharmaciens. Parallèlement, la formation des préparateurs en pharmacie a évolué, passant d’un brevet professionnel à un diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) de préparateur/technicien en pharmacie intégré à l’université3.
Ce cursus renforce leurs compétences pharmaco-thérapeutiques, techniques et relatives aux dispositifs médicaux, et fera évoluer leur métier vers une valence plus clinique. Se posera alors la question de la prise en charge des activités logistiques et des préparations actuellement assurées par ces professionnels qui seront moins en adéquation avec leur nouveau niveau de formation. L’automatisation – stockage et distribution, préparation des doses à administrer, préparation des chimiothérapies – peut apporter une réponse technique pour libérer du temps et le réallouer à des missions à plus haute valeur ajoutée pour les préparateurs.
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