Le Cahier TH
N°630 Mai - Juin 2026
Psychiatrie : changer les murs pour changer le regard
Alors que la santé mentale est reconduite grande cause nationale en 2026, la psychiatrie demeure confrontée à des défis immenses. Au-delà des enjeux d’organisation et de ressources humaines, un défi structurel continue de peser lourdement sur la qualité des soins : celui du bâti. L’architecture psychiatrique, encore marquée par un héritage ancien, doit aujourd’hui être repensée pour accompagner une psychiatrie contemporaine fondée sur l’ambulatoire, l’inclusion et l’ouverture.
11/05/26
Courir pour changer les regards sur la santé mentale : l’élan de l’association Courir pour Toi
19 mai 2026 · 17h00–17h45 · Conférence – Salle 1
De la petite enfance au grand âge : une psychiatrie de la continuité
20 mai 2026 · 9h30–10h45 · Conférence – Salle 2
Exposition La Tête haute
19–21 mai 2026 · En continu
Programme de sensibilisation à la psychiatrie réalisée en partenariat avec CASDEN, banque coopérative de la Fonction publique

L’année 2026 a de nouveau été consacrée grande cause nationale santé mentale (et psychiatrie, ne l’oublions pas !), après une année 2025 déjà dédiée à ce sujet. Ce renouvellement, demandé et obtenu par la Fédération hospitalière de France, était nécessaire, eu égard à l’ampleur des besoins de santé publique. Selon le dernier baromètre de Santé publique France, en 2024, 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé, 6,3 % ont été concernés par un trouble anxieux généralisé et 5,2 % déclarent avoir eu des pensées suicidaires¹. La jeunesse est particulièrement concernée, avec une nette progression des troubles anxieux, dépressifs et des conduites suicidaires. Les 18-29 ans sont la tranche d’âge la plus touchée par les épisodes dépressifs caractérisés, avec 21,5 % de personnes concernées sur les douze derniers mois.
La grande cause 2025 a permis de libérer la parole, de mieux faire connaître la psychiatrie et de contribuer à la déstigmatisation des patients et des professionnels. Ce fut une première étape nécessaire. Elle ne peut toutefois constituer un aboutissement. Au-delà des questions essentielles d’organisation, de parcours, de démographie médicale, de soutien aux établissements publics qui assurent l’essentiel de la psychiatrie en France (80 % de la file active adulte, 95 % pour les enfants et adolescents), un autre défi de taille doit être pleinement relevé : celui du bâti.
Article réservé aux abonnés
Envie d’un accès illimité à tout le contenu ?
Abonnez-vous pour accéder à tous les contenus en ligne et recevoir un numéro du magazine papier tous les deux mois.


