Actualités
N°628 Janvier - Février 2026SANTEXPO 2026
A vos candidatures !
Cette année encore, de nombreux prix seront remis par la Fédération hospitalière de France et le Fonds FHF lors du congrès SantExpo qui se tiendra du 19 au 21 mai 2026 à Paris, Porte de Versailles. Tous ont pour vocation de mettre en lumière des initiatives d’établissements de santé, sanitaires et médico-sociaux publics. Vous trouverez ci-dessous les dates et modalités de candidature pour chacun d’entre eux. À vous de jouer !
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N°628 Janvier - Février 2026COUR DES COMPTES
Évolution démographique : quels impacts sur les finances publiques ?
Dans un rapport publié le 2 décembre, la Cour des comptes souligne que le vieillissement rapide de la population française, lié à la baisse de la natalité et à l’allongement de l’espérance de vie, aura des effets majeurs et insuffisamment anticipés sur la croissance, les recettes publiques et la structure des dépenses.
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N°628 Janvier - Février 2026STRATÉGIE NATIONALE
Lutte contre la désinformation
La ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Ris, a lancé le 12 janvier la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Cette stratégie en quatre axes reposera sur un dialogue renforcé avec la société civile, la mise en place d’un observatoire de la désinformation en santé et d’un dispositif d’infovigilance, et le renforcement de l’éducation critique à la santé, notamment chez les jeunes.
Cette stratégie s’appuie sur le rapport de la mission d’expertise de lutte contre la désinformation en santé confiée le 17 août par Yannick Neuder, alors ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, au Pr Mathieu Molimard, médecin et pharmacologue au CHU de Bordeaux, au Pr Dominique Costagliola, spécialiste des biostatistiques et directrice de recherche émérite à l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique à Paris, et au Dr Hervé Maisonneuve, médecin de santé publique de formation.
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N°628 Janvier - Février 2026DREES
Le profil des proches aidants à domicile
En mobilisant le volet « Aidants » de l’enquête Autonomie-Ménages 2022 (6 000 personnes de 5 ans ou plus résidant en France métropolitaine), la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et l’Institut des politiques publiques (IPP) publient une étude portant sur les caractéristiques des aidants et de l’aide apportée.
11 % de la population proche aidante
En 2022, 7,1 millions de personnes, soit 11 % de la population âgée de 5 ans ou plus, sont proches aidants. Les aidants sont majoritairement des femmes (58 %) et accompagnent le plus souvent un parent (35 %), un conjoint (24 %) ou un enfant (19 %). Trois aidants sur dix accompagnent leur proche sans aucun autre co-aidant (proches, professionnels ou bénévoles).
Les aidants sur tous les fronts
L’aide régulière apportée par les proches aidants peut prendre plusieurs formes : soutien moral (95 % des aidants), aide à la vie quotidienne (83 %) et aide financière ou matérielle (42 %). Un tiers des aidants cumulent les trois formes d’aide. En parallèle, huit proches aidants d’âge actif sur dix travaillent, sont en recherche d’emploi ou étudiants. Presque la moitié a aussi un enfant à charge qui n’est pas l’aidé.
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N°628 Janvier - Février 2026GTSMS
Le décret d’application enfin publié !
Le décret n° 2025-1 394 du 29 décembre 2025 fixe les modalités d’applications des groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux (GTSMS), introduits par la loi Bien Vieillir du 8 avril 2024. Ce décret, très attendu par le secteur, définit le cadre réglementaire applicable aux GTSMS (missions, constitution, gouvernance, modalités de retrait / dissolution, dispositions budgétaires et comptables). Une nouvelle sous-section spécifique, dédiée aux GTSMS, est créée dans la partie réglementaire du Code de l’action sociale et des familles.
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N°628 Janvier - Février 2026CNSA
Une consolidation nécessaire, selon la Cour des comptes
La Cour des comptes a publié le 19 décembre son rapport sur la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour la période 2020-2024. Créée par la loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées, la CNSA est devenue en 2021 gestionnaire de la nouvelle branche Autonomie du régime général de la sécurité sociale. Depuis 2020, plusieurs réformes ont contribué à transformer la branche Autonomie et à accroître les missions de la CNSA, qui a vu ses moyens humains presque doublés en 5 ans (213 ETP prévus en 2026 contre 125 en 2021). En revanche, s’ils restent encore très réduits au regard de ceux des autres caisses nationales de sécurité sociale, la CNSA ne dispose pas, contrairement aux autres caisses nationales (assurance maladie, assurance vieillesse et allocations familiales) d’un réseau de caisses locales. Le rapport de la Cour intervient au moment où doit se préparer la prochaine convention d’objectifs et de gestion (COG), qui couvrira le début de la période où se feront ressentir les effets du vieillissement de la population.
La Cour pointe des « fragilités préoccupantes » à travers plusieurs constats, dont une situation financière qui, « sans être critique, pâtit d’un dynamisme de ses dépenses supérieur à celui de ces recettes », un « degré d’externalisation des missions et des achats, notamment dans le domaine des systèmes d’information, très élevé » et des systèmes d’information qui « présentent des risques importants ». La Cour formule huit recommandations, parmi lesquelles le décalage à 2032 du terme de la prochaine COG, pour l’aligner sur le calendrier des autres caisses du régime général, le renforcement de la gouvernance stratégique des achats et la mise en place d’une direction comptable et financière conforme aux règles du Code de la sécurité sociale.
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N°628 Janvier - Février 2026BAROMÈTRE
IA à l’hôpital
A l’occasion de ses universités d’été qui se sont tenues le 3 septembre, la FHF dévoilait un baromètre inédit afin de factualiser la réalité de l’IA à l’hôpital et dans les structures médico-sociales, et pointait la nécessité d’une gouvernance dédiée dans les établissements. Quelques semaines plus tard, le baromètre publié le 11 novembre par UniHA, réalisé par l’Ifop en partenariat avec CAIH et Acteurs publics, confirme les usages, les bénéfices attendus, mais aussi les contraintes rencontrées par les professionnels hospitaliers face à l’IA.
Les principaux usages ainsi recensés sont l’analyse d’imagerie médicale (29 %), la rédaction de comptes-rendus (23 %) et l’aide au diagnostic (15 %). Si, avec 1 051 agents hospitaliers répondants, cette étude, menée entre le 23 juin et le 26 septembre 2025, montre une perception majoritairement positive de l’arrivée de l’IA à l’hôpital (54 % des répondants estiment qu’elle améliore l’efficacité des processus administratifs, tandis que 44 % considèrent qu’elle contribue à réduire la charge de travail), plusieurs freins ralentissent encore son développement.
Ainsi, 52 % évoquent des enjeux éthiques ou de sécurité, 42 % expriment des doutes sur la fiabilité des résultats et 38 % dénoncent des lenteurs administratives. La formation est également un enjeu majeur, avec 62 % des professionnels estimant avoir une connaissance limitée de l’IA.
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N°628 Janvier - Février 2026RESSOURCES HUMAINES
Publications au JO
30 novembre 2025 : décret n° 2025- 1147 du 28 novembre 2025 relatif à la durée minimale d’exercice préalable de certains professionnels avant leur mise à disposition d’un établissement de santé, d’un laboratoire de biologie médicale ou d’un établissement ou service social ou médico-social par une entreprise de travail temporaire et aux sanctions applicables.
6 décembre 2025 : décret n° 2025-1169 du 5 décembre 2025 modifiant certaines conditions de la disponibilité dans la fonction publique.
26 décembre 2025 : décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025 relatif aux activités et compétences de la profession d’infirmier.
26 décembre 2025 : décret n° 2025-1305 du 24 décembre 2025 relatif aux conditions de stage des étudiants de troisième cycle en études de médecine, de pharmacie et d’odontologie, placés dans une situation particulière liée à la parentalité.
31 décembre 2025 : décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025 harmonisant et simplifiant les dispositions applicables aux élections professionnelles et aux instances de dialogue social dans la fonction publique.
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N°627 Novembre - Décembre 2025DEEP/DREES
Handicap : de plus en plus de jeunes scolarisés en milieu ordinaire
Deux études publiées par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) dressent le bilan de l’évolution des modes de scolarisation des jeunes en situation de handicap. Entre les rentrées 2006 et 2024, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a été multiplié par 3,2 (+ 121,6 % dans le premier degré et + 463,7 % dans le second degré).
Depuis 2012, l’accompagnement des élèves s’est renforcé avec 2,6 fois plus d’élèves qui bénéficient d’une aide humaine (AESH). En parallèle, de plus en plus de jeunes de 6 à 15 ans accompagnés par une structure médico-sociale sont scolarisés en milieu ordinaire : 64 % contre 47 % fin 2010. La scolarisation en milieu ordinaire concerne 71 % des 6-15 ans ayant un trouble du psychisme, du comportement ou de la communication (+ 23 points par rapport à 2010), 54 % de ceux ayant une déficience intellectuelle (+ 17 points), 73 % de ceux ayant une déficience motrice (+ 6 points) et 10 % des jeunes polyhandicapés (+ 6 points). Si les élèves en situation de handicap restent plus longtemps scolarisés en milieu ordinaire en 2024 qu’en 2006, ils sortent toujours plus précocement de la scolarité que les autres élèves.
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N°627 Novembre - Décembre 2025INSEE/DREES
+ 36% de seniors en perte d’autonomie en 2050
En 2021, plus de 2 millions de personnes de plus de 60 ans sont en perte d’autonomie. Ce chiffre approcherait les 2,8 millions en 2052 si les tendances démographiques récentes se poursuivent, selon une étude publiée par l’Insee et la Drees le 22 octobre.
La France compterait donc 700 000 seniors en perte d’autonomie de plus au début des années 2050 qu’en 2021, soit une évolution globale de + 36 %, plus marquée dans l’ouest de l’Hexagone, en Île‑de‑France hors Paris et dans les départements d’outre-mer. En parallèle, il y aurait 300 000 seniors supplémentaires en perte d’autonomie sévère sur cette période (+ 45 %).
Cette évolution résulte d’une part de l’augmentation de la population des seniors et le vieillissement de la population des 60 ans ou plus, et d’autre part des progrès en matière de santé qui permettraient d’éviter environ 0,60 million de situations de perte d’autonomie. À partir de 2052, le nombre de seniors en perte d’autonomie se stabiliserait, entamant une légère baisse à l’horizon des années 2070.
À cette date, l’effet de l’amélioration de l’état de santé des seniors à âge donné l’emporterait sur l’augmentation de la population des seniors et son vieillissement.
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N°627 Novembre - Décembre 2025ENQUÊTE FHF/GEPSO
Situation financière 2024 des ESMS publics du champ du handicap
La Fédération hospitalière de France (FHF) et le Groupe national des établissements publics sociaux et médico- sociaux (GEPSo) ont réalisé une enquête au printemps 2025 portant sur la situation budgétaire et financière 2024 des ESMS publics du champ du handicap.
Environ un tiers (32 %) des établissements sollicités a répondu, soit 120 entités juridiques représentant 328 ESMS. Cette enquête a vocation à être renouvelée chaque année. Si l’activité est globalement soutenue, avec plus de la moitié des ESMS répondants faisant état d’un taux d’activité supérieur à 95 %, la proportion d’ESMS déficitaire est en hausse : 59 % en 2024 contre 44 % en 2023. En 2024, 12 % des ESMS déclarent des difficultés de trésorerie.
Les causes de ces difficultés sont prioritairement l’insuffisance de compensation des revalorisations salariales (80 % des répondants), suivie de près par l’impact de l’inflation sur les charges d’exploitation.
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N°627 Novembre - Décembre 2025CNSA
En 2023, près de 70 % des EHPAD publics et privés non lucratifs en déficit
La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) publie une analyse de l’évolution de la situation budgétaire des EHPAD publics et privés non lucratifs entre 2017 et 2023 (75,9 % des établissements). Cette étude pointe une dégradation de la situation budgétaire des établissements en 2023 pour la troisième année consécutive, avec plus de 4 EHPAD sur 10 présentant une capacité d’autofinancement (CAF) négative, et 68,3 % des structures étant en déficit.
La situation était plus dégradée pour les EHPAD publics (45,5 % avec une CAF négative et 71,3 % en déficit) que pour les EHPAD privés non lucratifs (39 % avec une CAF négative et 64 % en déficit). En cause, une augmentation soutenue des charges (+ 6,3 % en 2023, + 5,0 % en 2022, + 6,0 % en 2021 et + 6,6 % en 2020), non compensée par l’augmentation des recettes (+ 4,9 % en 2023, + 3,3 % en 2022, + 3,7 % en 2021 et 6,9 % en 2020). Ces difficultés sont rencontrées sur tout le territoire : le taux d’EHPAD publics et privés non lucratifs avec une CAF négative en 2023 est supérieur à 30 % dans 90 départements français.
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N°627 Novembre - Décembre 2025APPEL À PROJETS
« En mouvement et en santé »
Forte du succès rencontré l’an passé, la FHF renouvelle le lancement de son appel à candidatures auprès des établissements et services publics médico-sociaux afin de valoriser des actions innovantes mises en oeuvre en 2025 dans le domaine de l’activité physique et du maintien de l’autonomie en faveur des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Top départ début 2026 !
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N°627 Novembre - Décembre 2025COUR DES COMPTES
AVC : de la prévention au pilotage des parcours
À l’occasion de la Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC) le 29 octobre 2025, la Cour des comptes publie un rapport évaluant quatre aspects du parcours des patients : la prévention, la prise en charge en phase aiguë, la continuité des soins et le pilotage. Concernant la prévention primaire, les actions d’information de la population sont à poursuivre et gagneraient à s’inscrire dans une stratégie nationale.
En phase aiguë, la prise en charge est mieux assurée mais reste confrontée à de nombreuses difficultés, et le taux des séjours de patients pour AVC incluant un passage en UNV (unité neuro-vasculaire, soins intensifs et/ou soins non intensifs) demeure nettement en deçà des attentes. La filière post-aiguë ne permet pas un accompagnement effectif des patients, et les réponses aux demandes d’admission en SMR en provenance des services de soins aigus ne sont pas satisfaisantes.
Enfin, en termes d’efficience, une meilleure orientation des patients, une meilleure coordination des acteurs de santé et une réduction des durées de séjour pourraient générer une économie substantielle. Dix recommandations découlent de ce rapport, dont la nécessité de définir un nouveau plan national permettant un pilotage efficient de l’organisation des parcours de soins des victimes d’AVC.
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N°627 Novembre - Décembre 2025RENCONTRES RH DE LA SANTÉ
Développer, attirer, innover
« L’ année qui s’ouvre est marquée par une révolution silencieuse, mais implacable : IA et robotisation. Certains y verront une menace. D’autres une promesse. Mais la question essentielle, c’est finalement, que faisons-nous de cette révolution ? », interroge Matthieu Girier, directeur du pôle Performances ressources humaines à l’ANAP et président de l’ADRHESS, en introduction de cette 14e édition des Rencontres RH de la santé qui se sont tenues les 29 et 30 septembre à la Cité universitaire de Paris.
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