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N°623 Mars - Avril 2025
Un parcours de soin innovant pour les patients atteints d’insuffisance rénale
Depuis septembre 2019, l’association Santélys, spécialisée dans la santé et le maintien à domicile, propose un parcours de soins expérimental permettant d’assurer un traitement conservateur à domicile à l’intention des patients en insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) pour lesquels la dialyse n’est pas retenue. Ce parcours a été élaboré dans le cadre de l’article 51, en partenariat avec le réseau Nephronor, réseau de prise en charge de l’insuffisance rénale chronique dans les Hauts-de-France.
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N°623 Mars - Avril 2025Valeur du soin
Parcours de soins en arthroplastie – Impact et perspectives du protocole VBHC
Depuis juin 2022, le protocole Value-Based Health Care (VBHC) a été intégré au parcours de soins des patients opérés d’une prothèse totale de hanche (PTH) ou de genou (PTG) à l’hôpital Lariboisière. Ce protocole permet un suivi précis, optimisant ainsi l’évaluation des résultats chirurgicaux. L’utilisation d’un télésuivi via SMS a facilité la détection précoce de complications et réduit le recours aux urgences. Après deux ans et demi, grâce à des ajustements pour améliorer la communication et l’adhésion, le taux de participation des patients a progressé jusqu’à être aujourd’hui de 60 %. L’avenir du projet repose sur l’interconnexion des données et le développement d’outils dynamiques pour un suivi plus personnalisé.
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N°623 Mars - Avril 2025
Développer les établissements de santé et les campus sans tabac en France
Des progrès restent à faire pour réduire la consommation de tabac en France et les dépenses de soin associées. Parmi les mesures efficaces, les lieux sans tabac (extérieurs) font partie des recommandations de l’OMS et des plans nationaux de lutte contre le tabac. Or, notre pays est en retard sur leur déploiement. Cet article fait le point sur l’importance de développer massivement des espaces sans tabac dans les lieux de santé et d’enseignement supérieur qui accueillent des soignants, des patients et des étudiants.
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N°623 Mars - Avril 2025RÉENCHANTER LES ENVIRONNEMENTS DE TRAVAIL
La coopération au travail – Prendre en compte le pouvoir
Face à la « crise du travail », les organisations déploient des solutions ciblant leur structure formelle ou les motivations psychologiques et économiques des individus. Le pouvoir relationnel, consubstantiel à l’action collective, est un impensé. Il s’agit pourtant d’une dimension clé à prendre en compte pour améliorer la coopération entre les individus, afin d’accroître la performance du service qu’ils rendent et, ainsi, leur satisfaction, et permettre de retrouver le sens du travail.
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N°623 Mars - Avril 2025RÉENCHANTER LES ENVIRONNEMENTS DE TRAVAIL
L’amélioration continue à l’hôpital – Cinq questions à Guillaume Couillard
Comment améliorer la qualité des soins ? Faciliter la vie des soignants ? Dans la continuité de l’ouvrage publié avec Michel Ballé, chercheur en sociologie cognitive, et Anne-Lise Seltzer, sociologue des organisations apprenante en octobre dernier 1, Guillaume Couillard partage son expérience de la mise en place d’une démarche d’amélioration continue basée sur l’apprentissage au GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences.
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N°623 Mars - Avril 2025RÉENCHANTER LES ENVIRONNEMENTS DE TRAVAIL
Coopération urgences-psychiatrie – Un levier d’attractivité médicale à La Réunion
Dans un contexte national de crise de la psychiatrie et de tensions dans les services d’urgence en lien avec des augmentations d’activité et des postes non pourvus, la coopération entre urgences et psychiatrie constitue une problématique majeure. À La Réunion, la démarche initiée depuis 2021 au sein des quatre hôpitaux publics du groupement hospitalier de territoire (GHT) contribue à une augmentation significative de l’attractivité médicale sur les postes de psychiatres intervenant aux urgences.
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N°623 Mars - Avril 2025RÉENCHANTER LES ENVIRONNEMENTS DE TRAVAIL
Des bulles de répit pour les services de médecine gériatrique
Depuis sa conception jusqu’à son évaluation après trois années d’utilisation quotidienne, retour sur le projet de « bulle de répit » en service de médecine gériatrique du CHRU de Nancy. Au coeur de cette initiative : la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), essentielle pour prévenir l’épuisement et optimiser les soins. Chaque service dispose désormais d’un espace de détente avec un fauteuil massant, permettant aux soignants de se ressourcer et de reprendre leur travail avec plus de sérénité, ce qui contribue in fine à améliorer la prise en soins des patients.
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N°623 Mars - Avril 2025RÉENCHANTER LES ENVIRONNEMENTS DE TRAVAIL
Développer ses compétences relationnelles – Se former avec des comédiens
Les soignants font face à des situations émotionnellement lourdes et stressantes. L’association L’Étincelle du soin, par ses formations inspirées du théâtre, offre des outils pour mieux vivre ce quotidien et renforcer les liens entre les équipes. Une méthode efficace pour l’amélioration des relations entre collègues et avec les patients.
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N°623 Mars - Avril 2025
Panorama de jurisprudence
Les poursuites devant les juridictions financières ne relèvent pas du champ de la protection fonctionnelle des fonctionnaires
Conseil d’État, 29 janvier 2025, n° 497840
La présente décision du Conseil d’État vient clore un débat ouvert dans les suites de la réforme de la responsabilité financière des gestionnaires publics (ordonnance n° 2022-408 du 23 mars 2022) sur la possibilité pour un fonctionnaire attrait devant une juridiction financière de bénéficier de la protection fonctionnelle prévue à l’article L.134-4 du Code général de la fonction publique. Dans une note n° 360/24/SG du 2 avril 2024, le secrétariat général du Gouvernement avait conclu à l’impossibilité d’accorder la protection fonctionnelle, les poursuites engagées sur le fondement des articles L 131-9 à L.131- 15 du Code des juridictions financières en cas de faute grave susceptible d’entraîner un préjudice financier important ne relevant pas du champ de la protection fonctionnelle. La note invitait en conséquence les administrations à refuser l’octroi de la protection fonctionnelle pour ce type de poursuites, même s’il était précisé que l’administration pouvait néanmoins, dans les cas où la défense de l’agent mis en cause rejoignait l’intérêt du service, mobiliser ses ressources internes pour lui prêter assistance (conseil juridique, fourniture d’informations, recherche dans les archives papier ou numérique, préparation aux auditions).
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N°623 Mars - Avril 2025TROIS QUESTIONS À Arnaud Robinet
Cinq ans après le Covid, l’hôpital pilier de notre souveraineté
À l’occasion du cinquième anniversaire du premier confinement, la Fédération hospitalière de France publie la deuxième édition de son baromètre sur l’accès aux soins. L’analyse des évolutions de l’activité hospitalière, complétée par un sondage Ipsos portant sur le ressenti des Français, indique que nous sommes à un moment charnière. Sommes-nous mieux préparés aujourd’hui pour affronter les défis sanitaires de demain ?
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N°623 Mars - Avril 2025SANTÉ MENTALE ET PSYCHIATRIE
Un accès aux soins très dégradé
En cette année de santé grande cause nationale de la santé mentale, le groupe FHF psychiatrie dévoilait en début d’année une nouvelle édition de son livre blanc « Répondre à l’urgence et bâtir l’avenir de la psychiatrie », formulant une série de propositions, soutenant notamment la création d’une délégation interministérielle dédiée. Trois mois plus tard, les résultats de l’enquête Ipsos réalisée pour la FHF confirment la dégradation de l’accès aux soins en santé mentale et en psychiatrie, en particulier chez les jeunes, du fait de carences structurelles, mais aussi du regard sociétal sur ces questions encore taboues. Ainsi, les résultats publiés le 25 mars montrent qu’une personne sur deux souffrant de troubles psychiatriques rencontre des difficultés dans son accès aux soins, soit à cause des délais d’attente pour un rendez-vous avec un psychiatre (47%), soit en raison de l’impossibilité même d’avoir un rendez- vous. Obtenir un renouvellement de traitement en temps voulu est un obstacle pour 32% des répondants et 23% ont été confrontés à une rupture de stock d’un médicament.
Ces carences sur le plan organisationnel sont d’autant plus importantes que la question de la psychiatrie fait toujours l’objet d’une stigmatisation certaine et inquiétante, avec 82% des Français interrogés jugeant ces questions taboues, 38% indiquant même avoir peur des personnes qui en souffrent. En parallèle, la situation des plus jeunes est préoccupante. L’année 2024 marque un recours aux soins à l’hôpital supérieur aux prévisions chez les 5-19 ans pour les séjours de médecine relatifs aux pathologies psychiatriques et aux intoxications (y compris volontaires). Le Covid, des freins au dépistage et des difficultés d’accès en amont pourraient expliquer ce phénomène, confirmé par plusieurs enquêtes récentes (Santé publique France, enquête EnCLASS 2022 et étude Enabee ; Inserm, étude Mentalo), mettant en évidence la nécessité d’agir.
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N°623 Mars - Avril 2025ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE
Inégalité de prise en charge de l’infarctus du myocarde
En France, « des registres nationaux ont démontré une inégalité dans la prise en charge de l’infarctus du myocarde chez la femme, entraînant une surmortalité ». C’est ce que dévoile le rapport de l’Académie nationale de médecine rendu public le 24 février. Plusieurs facteurs sont en cause. Premièrement, il existe un retard de prise en charge lié au temps écoulé entre le début d’apparition des symptômes et le contact médical. Ensuite, le délai entre la prise en charge et la revascularisation coronaire est plus long chez la femme que chez l’homme. Enfin, la femme bénéficie significativement moins du traitement optimal post-infarctus ainsi que de l’accès à la réadaptation. Cette disparité s’explique par plusieurs éléments, parmi lesquels les particularités anatomiques et les causes spécifiques de l’infarctus chez la femme, une sensibilité accrue aux facteurs de risques, une perception différente de la douleur ou encore une pathologie perçue comme principalement « masculine ».
Il est à noter que la sous-représentation féminine dans les études cliniques et de recherche en cardiologie entraîne des répercussions non négligeables sur la compréhension de ces maladies chez les femmes. Sur la base de cette analyse, l’objectif de ce rapport est de sensibiliser la population et l’ensemble des acteurs de santé à cette problématique. Les auteurs formulent quatre recommandations concrètes pour améliorer la prévention, le diagnostic, la gestion et surtout le pronostic de cette maladie chez la femme : mettre en place des programmes de sensibilisation et de formation pour les professionnels de santé ; élaborer des protocoles de soins qui tiennent compte des particularités anatomiques et des causes spécifiques de l’infarctus chez les femmes ; sensibiliser le public aux facteurs de risques et aux symptômes de l’infarctus ; promouvoir la surveillance continue des tendances de l’infarctus chez les femmes et promouvoir la recherche.
M. Gilard, « L’inégalité de prise en charge de l’infarctus du myocarde chez les femmes en France », groupe de travail rattaché à la commission 8, Académie nationale de médecine, 14 janvier 2025.
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N°623 Mars - Avril 2025RAPPORT IGAS
Transformation de l’offre sociale et médico-sociale
La Conférence nationale du handicap du 26 avril 2023 a fixé comme objectif d’ici à 2030 le passage « d’une logique de place à une logique d’offre de services coordonnés » pour mieux répondre aux besoins et attentes des personnes en situation de handicap, démarche à engager dans le cadre du plan national dit des « 50 000 solutions ». Suite à une lettre de mission de la ministre déléguée chargée des Personnes âgées et des Personnes handicapées datée du 21 février 2024, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a conduit une mission pour proposer un cadrage opérationnel de cette transformation sur l’ensemble du territoire. Dans son rapport du 24 mars 2025, l’Igas avance une série de recommandations reposant sur un double enjeu : le respect de l’égalité des droits des personnes et la diversité de leur parcours de vie. Partant du constat d’une dynamique de transformation encore hétérogène sur le territoire et la persistance de nombreux freins, notamment réglementaires, les auteurs proposent une stratégie d’ensemble articulée autour de quatre axes de réponse : supprimer les multiples catégories institutionnelles d’établissements sociaux et médico-sociaux (ESSMS) dédiés aux personnes en situation de handicap d’ici à 2030 au profit d’une catégorie transversale unique ; mobiliser les leviers financiers et numériques pour cette transformation ; fournir les outils nécessaires aux acteurs de la transformation (ESSMS ou autorités publiques) ; soutenir l’exercice des droits individuels des personnes en situation de handicap. Sur cette base, l’Igas a élaboré un plan d’action 2025-2030 accompagné de fiches d’impact détaillées. « Une telle transformation systémique nécessite un accompagnement financier et le plan d’aide à l’investissement de 500 M€ annoncé ne pourra seul y pourvoir », alerte le rapport.
Igas, « Handicap : comment transformer l’offre sociale et médico-sociale pour mieux répondre aux attentes des personnes ? », rapport, 24 mars 2025.
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N°623 Mars - Avril 2025JOUTES
Revoir notre système de santé à travers le prisme de la durabilité
Les 3es Journées de la transformation écologique en santé (JOUTES) se sont tenues le 20 mars 2025 à Paris. « Nous ne pouvons plus dissocier crise écologique et crise sanitaire. Nos établissements doivent s’adapter, devenir vers résilients et nous devons leur donner les moyens d’agir », a réaffirmé en introduction Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, avant de rappeler la nécessité de la création d’un fond vert. « Nous avons atteint un niveau de CO2 dans l’atmosphère inédit. C’est un cercle vicieux. Plus le changement climatique s’accentue, plus le système de santé est sollicité, et plus il utilise des énergies fossiles pour fonctionner », a alerté Baptiste Verneuil, ingénieur au Shift Project, avant de rappeler que la plupart des émissions émises par le système de soins (qui représente 8 % des émissions de gaz à effet de serre nationales) sont indirectes : alimentation, déplacements, médicaments et dispositifs médicaux. Les enjeux ? Consommer moins, et mieux. Pour le Pr Patrick Pessaux, président du comité Transition écologique en santé de la FHF, chef de service de chirurgie viscérale et digestive au CHU de Strasbourg et président du collectif Écoresponsabilité en santé, « nous vivons à un moment charnière. Il ne faut pas voir ces contraintes comme un fardeau, mais comme une opportunité de revoir notre système de santé, à travers le prisme de la durabilité ».
Afin de faire émerger des solutions concrètes, cette journée était organisée autour d’une dizaine d’ateliers très opérationnels et d’une session plénière consacrée aux gaz médicaux : protoxyde d’azote, inhalateurs, gaz anesthésiques. Avec une alerte forte dès la première table ronde : l’ensemble des réseaux de protoxyde d’azote des établissements de santé fuient : pour un litre utilisé, 10 litres passent dans l’atmosphère. Or, un gramme de protoxyde d’azote est l’équivalent de 300 g équivalent CO2. « Il y a urgence à arrêter l’approvisionnement des réseaux muraux de protoxyde d’azote », a affirmé avec force le Pr Laurent Zieleskiewicz, chef de service adjoint du département d’anesthésie-réanimation à l’AP-HM, membre du comité Développement durable de la Sfar.
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N°623 Mars - Avril 2025RENCONTRES ANNUELLES DES CADRES
Prendre soin de soi-même pour mieux prendre soin de son équipe
Les Rencontres annuelles des cadres organisées par la FHF à la Cité universitaire de Paris les 31 mars et 1er avril 2025 ont réuni plus de 300 directeurs des soins, cadres de santé, cadres de pôle, cadres administratifs et techniques, attachés d’administration hospitalière et personnels encadrants des établissements sanitaires et médico-sociaux autour du thème : « Comment les cadres peuvent-ils prendre soin d’eux-mêmes pour mieux prendre soin de leurs équipes ? » De nombreux intervenants se sont relayés pour partager leurs expertises, leurs expériences et leurs idées. Six communications libres et huit ateliers ont permis de partager des initiatives venues du terrain et d’approfondir les thématiques qui font l’actualité dans l’encadrement.
En conférence plénière, Romain Bégué, sous-directeur des ressources humaines du système de santé à la DGOS, a partagé les actualités législatives et réglementaires, dont la volonté de structurer la culture managériale dans une démarche nationale de « parcours manager », les mesures en faveur de l’égalité salariale femmes-hommes, les enjeux de l’évolution des métiers de cadre ou encore la refonte de la profession infirmière. Fabrice Pellerin, entraîneur de l’Olympic Nice Natation, est venu apporter son regard éclairé et sa conviction de l’importance du collectif dans la réussite de tout projet. Sandra Bertézène, professeur du Conservatoire national des arts et métiers et titulaire de la chaire Gestion des services de santé, a détaillé la thématique du « prendresoin des équipes ». Enfin, Guillaume Couillard, directeur général du GHU Paris Psychiatrie&Neurosciences, a partagé sa vision de l’amélioration continue à l’hôpital. Avec, en fil rouge, une volonté de « prendre soin du coeur (la santé des professionnels) pour mieux prendre soin de notre corps hospitalier », comme l’a rappelé Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, en ouverture de ces journées.
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