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N°631 Juillet - Août 2026Excellence en santé Un engagement pour toutes les générations
Les 60 ans de SANTEXPO : Retour en images
Avec plus de 37 180 participants et près de 750 intervenants et 700 exposants, cette édition anniversaire de SantExpo, placée sous la thématique de l’excellence en santé pour toutes les générations, a réuni l’ensemble de l’écosystème santé et médico-social autour des grands défis du secteur : intelligence artificielle en santé, prévention, attractivité des métiers, santé mentale, santé des femmes, transition écologique, autonomie ou encore transformation des parcours de soins.
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N°631 Juillet - Août 2026
L’épreuve du coeur arrêté. De l’expertise clinique aux dimensions symboliques et éthiques
Arrêter puis relancer un coeur constitue l’un des gestes les plus paradoxaux du soin hospitalier contemporain. La circulation extracorporelle (CEC), en suspendant temporairement une fonction vitale, déplace les frontières entre technique, vivant et responsabilité professionnelle. À partir de la vision du perfusionniste, cet article interroge la CEC comme dispositif où s’articulent rationalité clinique, dimension symbolique de l’arrêt cardiaque et enjeux éthiques extrêmes. Il montre comment, au-delà des protocoles, l’hôpital organise la continuité du vivant, jusqu’aux configurations limites du prélèvement d’organe…
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N°631 Juillet - Août 2026DREES
Urgences : des temps d’attente qui s’allongent
« En dix ans, la durée passée aux urgences s’est allongée pour tous les types de parcours de soin. » Telle est la conclusion des derniers résultats* de l’enquête « Urgences » publiés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) le lundi 1er juin 2026. Entre 2013 et 2023, la durée médiane entre l’enregistrement et la sortie des urgences s’est allongée de 20 minutes pour les parcours les plus courts (atteignant 1 heure 35), d’un peu plus d’une heure en cas de besoin de soins et de recours au plateau technique (atteignant 3 heures 55), et de plus de 2 heures et demie pour les patients admis en unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) (atteignant 17 heures 30).
Plus précisément, entre l’enregistrement et la prise en charge médico-soignante, si moins d’une demi-heure s’écoule pour la moitié des patients, cette durée atteint plus de 2 heures et demie pour un patient sur dix. Le temps de recherche d’un lit d’aval prend environ un quart d’heure dans la moitié des cas, elle peut s’allonger fortement, notamment pour les personnes âgées ou dans les services à forte affluence (plus de six heures pour un patient sur dix).
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N°631 Juillet - Août 2026SANTÉ PUBLIQUE FRANCE
Santé mentale des enfants et des adolescents
Santé publique France a publié le 2 juin de nouveaux résultats des études épidémiologiques Enabee (enquête épidémiologique nationale sur la santé mentale des enfants scolarisés en maternelle et en élémentaire) et EnCLASS (enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances)*.
Primaires : comprendre les causes
Publiés en 2023, les premiers résultats d’Enabee montraient que 13 % des enfants en élémentaire (6 à 11 ans) présentent au moins un trouble probable de santé mentale. Les analyses publiées début juin décrivent les caractéristiques individuelles et contextuelles associées à ces troubles : complications de grossesse, difficultés scolaires, événements difficiles, l’environnement familial. L’étude confirme également l’impact de la crise sanitaire du Covid-19.
Collégiens et lycéens : une souffrance persistante
Les données d’ENCLASS, recueillies en 2024 auprès de 11 400 élèves du secondaire, révèlent une situation contrastée du bien-être et de la santé mentale des collégiens et lycéens. Après une dégradation marquée de l’ensemble des indicateurs de bien-être et de santé mentale entre 2018 et 2022, certains s’améliorent (satisfaction par rapport à sa vie actuelle, bon niveau de bien être mental), alors que d’autres restent préoccupants. Ainsi, 19 % des lycéens ont un risque important de dépression et 20 % d’entre eux déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Il est à noter que les adolescentes ont des indicateurs de santé mentale systématiquement moins favorables que les garçons.
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N°631 Juillet - Août 2026
Le dispositif IRENE : un modèle innovant d’aller-vers en neurologie
Le dispositif IRENE – Infirmières REférentes en Neurologie – est né du constat de réponses trop tardives voire absentes à destination de personnes atteintes de maladies neurologiques chroniques. Expérimenté pendant deux ans en Côtes-d’Armor (22), il propose un modèle d’intervention reposant sur un binôme d’infirmières expérimentées en neurologie hébergées au sein d’un dispositif d’appui à la coordination des parcours de santé complexes (DAC). L’expérimentation, soutenue et financée par l’ARS Bretagne et l’association France Parkinson, a été mise en place sous l’égide de l’Association Neuro-Bretagne (ANB), afin d’améliorer les réponses en proximité territoriale et la prise en charge coordonnée, précoce et préventive en promotion de santé.
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N°631 Juillet - Août 2026
Parcours patient détenu. En Martinique, une dynamique partenariale entre CHU et centre pénitentiaire
La prise en charge des personnes détenues représente un défi permanent pour les établissements de santé. Ils doivent concilier deux impératifs souvent perçus comme contradictoires : garantir un accès équitable aux soins tout en assurant la sécurité nécessaire à ce type de prise en charge. En Martinique, ces enjeux sont amplifiés par l’insularité, les contraintes logistiques, la surpopulation carcérale et le profil particulier des détenus, souvent marqué par la précarité, les addictions et parfois une implication dans le narcotrafic. Afin de fluidifier le parcours hospitalier du patient détenu, le CHU de Martinique a engagé en 2022 une démarche structurée, en partenariat avec le centre pénitentiaire de Ducos.
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N°631 Juillet - Août 2026FHF CANCER
Face au cancer, les hôpitaux publics en action
Le 17 juin, dans le décor prestigieux et chargé d’histoire de l’Académie nationale de médecine, s’est tenue la première grande journée consacrée à la cancérologie publique organisée par le comité FHF Cancer de la Fédération hospitalière de France.
Académie nationale de médecine, 17 juin 2026 Crédit : Gilles Cohen
Une journée organisée autour des grands axes de la stratégie décennale de lutte contre les cancers portée par l’INCa : la prévention, l’accès aux soins, la recherche et la qualité de vie des patients et de leurs proches, complétés par un focus sur le projet européen EUnetCCC. Cinq tables rondes pour débattre de ces grands enjeux et mettre en lumière les nombreuses initiatives portées par les établissements publics de santé pour y répondre, « premiers acteurs de la lutte contre le cancer en France », comme l’a rappelé Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF en ouverture, mais aussi « le moteur de la recherche en cancérologie », a insisté Nicolas Scotte, directeur général de l’INCa, citant notamment le programme Impulsion, « emblématique d’une action de santé publique à fort impact populationnel ».
Cette journée a également servi de cadre au renouvellement de la convention entre la FHF et la Ligue contre le cancer. « Le renouvellement de notre convention n’est pas un acte formel. C’est une action coordonnée et profondément humaine. Cette convention doit pouvoir réellement vivre sur les territoires, faire entendre la voix des malades. C’est un message de responsabilité collective, d’engagement et d’espoir », affirme Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer.
TELEX
Le cancer inscrit dans les priorités du G7 : « À l’occasion du sommet du G7 réuni à Évian, les chefs d’État et de gouvernement ont, pour la première fois, inscrit la lutte contre les cancers au nombre de leurs priorités communes », salue l’INCa dans un communiqué publié le 17 juin.
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N°631 Juillet - Août 2026EXPÉRIMENTATION
Impulsion, dépistage national du cancer du poumon
L’étude pilote Impulsion (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION) mise en place par l’Institut national du cancer a pour objectif de détecter les cancers du poumon à un stade précoce, à promouvoir l’arrêt du tabac dans la population cible et d’étudier la faisabilité d’un dépistage organisé du cancer du poumon. Cette expérimentation soutenue par un consortium de 29 structures partenaires – dont l’AP-HP, les HCL et les CHU de Lille et Rouen – a été lancée le 5 mai dans cinq régions pilotes : l’Île-de-France, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône-Alpes. Le programme s’adresse à des fumeurs ou ex-fumeurs (ayant arrêté il y a moins de 15 ans) âgés de 50 à 74 ans, ayant fumé l’équivalent d’un paquet par jour durant 20 ans.
Vingt mille participants volontaires seront recrutés sur une période de 18 à 24 mois. Le dépistage repose sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose. Les participants seront appelés à réaliser deux scanners à un an d’intervalle, puis tous les deux ans. En complément, le programme prévoit pour les fumeurs un accompagnement à l’arrêt du tabac. « En complément, un dispositif d’aller-vers est en phase de test, avec un camion et un scanner mobile », a indiqué le Pr Sébastien Couraud, co-porteur du projet lors de la journée « Face au cancer, les hôpitaux publics en action » organisée par le FHF le 17 juin 2026.
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N°631 Juillet - Août 2026
Nouvelle génération, nouveaux regards sur le système de santé
Repérer, valoriser et accompagner les talents qui transforment le système de santé, telle est l’ambition du programme Next Gen Leaders en santé lancé en 2025 par les Acteurs de la French Care. Dans la catégorie « Système de santé », deux lauréats ont été distingués en 2026 : Julie Dupouy, pour ses travaux en soins primaires auprès de publics vulnérables, et Nicolas Salvi, pour son engagement en faveur d’un « hôpital délibéré » intégrant les enjeux de transition environnementale. Ils reviennent ici sur leurs démarches et leurs convictions.
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N°631 Juillet - Août 2026INSEE
En 2070, un tiers de la population aurait plus de 65 ans
Selon l’Insee*, en 2070, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, la population serait plus âgée qu’en 2026, mais aussi moins nombreuse. Ainsi, la France compterait probablement 65,9 millions d’habitants, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026, le solde naturel devenant négatif à partir de 2025, et le solde migratoire ne compensant plus le déficit naturel à partir de 2037.
La structure par âge serait profondément modifiée. Le nombre d’habitants de moins de 45 ans baisserait de 8,9 millions, tandis que celui que celui de 65 ans ou plus augmenterait de 5,8 millions. La hausse du nombre de personnes âgées serait essentiellement portée par celle des 80 ans ou plus (+4,6 millions). Ainsi, en 2070, 32 % de la population aurait 65 ans ou plus, soit le double des moins de 20 ans et le nombre de centenaires pourrait être multiplié par 4.
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N°631 Juillet - Août 2026
L’accompagnement psychologique au coeur des soins palliatifs oncologiques
Dès l’annonce diagnostique et tout au long de la prise en charge, il est primordial d’être attentif à la psyché des patients et de leur entourage, surtout lorsque le cancer est déclaré à un stade avancé, métastasé, et donc sans possibilité de guérison. Focus sur l’accompagnement pluridisciplinaire de ces patients particulièrement vulnérables.
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N°631 Juillet - Août 2026RESSOURCES HUMAINES
Publications au JO
JO du 13 mai 2026
Décret n° 2026-366 du 7 mai 2026
Ce décret poursuit la codification de la partie réglementaire du Code général de la fonction publique (CGFP), en introduisant le quatrième livre consacré aux principes d’organisation et de gestion des ressources humaines.
JO du 31 mai 2026 Décret n° 2026-427 du 30 mai 2026
Décret n° 2026-427 du 30 mai 2026
Décret n° 2026-428 du 30 mai 2026
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, en son article 99, a créé un droit à congé supplémentaire de naissance. Ces deux décrets publiés viennent rendre effectif ce droit à congé, à compter du 1er juillet 2026, dans la fonction publique.
JO du 6 juin 2026
Arrêté du 5 juin 2026
Cet arrêté vient mettre à jour les dispositions de l’arrêté du 21 avril 2017 définissant le contenu de la phase socle (art. 2), de la phase d’approfondissement (art. 3) et de la phase de consolidation (art. 4) du troisième cycle des études médicales.
Pour en savoir plus
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N°631 Juillet - Août 2026PLAN MINISTÉRIEL
Quatre priorités pour la santé des soignants
La ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, et la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier, ont présenté le 22 mai un plan pour la santé des professionnels de santé.
Ce plan s’organise autour de quatre priorités : outiller et accompagner les professionnels ; prévenir, notamment en santé mentale ; réduire les risques professionnels ; inscrire la santé des soignants dans la durée comme une priorité institutionnelle.
Le comité est piloté par Nicolas Delmas, chef de projet ressources humaines à la direction générale de l’offre de soins (DGOS), Philippe Denormandie, neurochirurgien et délégué général de la Fondation MNH, co-auteur du rapport sur la santé des professionnels de santé publié 2023*. Il a vocation à poursuivre ses travaux autour, notamment, de la parentalité, des conduites addictives, de l’alimentation ou de la santé des jeunes professionnels de santé.
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N°631 Juillet - Août 2026
Soigner, accompagner, à chaque étape de la vie
Depuis 60 ans, SantExpo rassemble, inspire et accompagne les grandes transformations de la santé et du médico-social. Avec une affluence et une mobilisation record, cette édition anniversaire a démontré que l’excellence en santé ne se décrète pas : elle se construit collectivement, au service de toutes les générations et au plus près des territoires.
Les défis auxquels nous faisons face traversent tous les âges de la vie. Accès aux soins, prévention, attractivité des métiers, transitions écologique et numérique… À ces enjeux majeurs s’ajoute désormais un bouleversement démographique sans précédent. Faire santé, ce n’est pas seulement soigner. C’est aussi accompagner, prévenir et faire vivre la solidarité entre les générations.
C’est dans cet esprit que nous avons présenté à SantExpo les grandes orientations d’une loi de programmation pour bâtir une société de la longévité. Cette proposition traduit une conviction simple : les transformations démographiques à venir doivent être anticipées dès aujourd’hui afin de garantir à chacun un accompagnement digne et adapté tout au long de la vie.
Cette nécessaire projection vers l’avenir ne doit toutefois pas faire oublier une urgence immédiate : la dégradation préoccupante de la santé mentale des jeunes. Alors que 2026 marque la deuxième année de la santé mentale comme Grande Cause nationale, les résultats de notre baromètre FHF-Ipsos sont sans appel : 42 % des 18-24 ans présentent un score évocateur d’un trouble anxieux généralisé.
Les professionnels se mobilisent pour renforcer la prévention, améliorer le repérage précoce, développer les équipes mobiles et proposer des prises en charge adaptées. À leurs côtés, des initiatives citoyennes émergent également. L’engagement de Louis et Pauline Derrien, qui ont entrepris un tour de France pour sensibiliser aux troubles psychiatriques, rappelle que derrière les politiques publiques se trouvent avant tout des parcours de vie, des familles et des solidarités.
Porter l’excellence en santé pour toutes les générations suppose une ambition collective : garantir à chacun un accès aux soins de qualité, quels que soient son âge, son lieu de vie ou sa situation. Face aux défis démographiques, sanitaires et sociaux qui s’accélèrent, cette exigence doit guider les transformations de notre système de santé.
C’est dans cet esprit que se tiendront nos universités d’été des 8 et 9 septembre prochains, consacrées à un enjeu majeur : « Territoires santé – Tenir la promesse d’accès aux soins pour toutes les générations ». À huit mois de l’élection présidentielle, elles seront l’occasion d’interroger la capacité de notre système de santé à demeurer un facteur de cohésion sociale et territoriale dans une société traversée par de profondes mutations démographiques, géographiques et politiques.
Depuis plusieurs années, la FHF porte la conviction qu’au-delà de sa vocation première de soin, la santé constitue désormais un enjeu majeur de cohésion nationale, et l’un des nouveaux ciments de notre pacte démocratique.
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N°631 Juillet - Août 2026
Panorama de jurisprudence
Des communications sur les réseaux sociaux ne constituent pas une prescription médicale
Conseil d’État, 13 mai 2026 n° 501651
Au cours de la pandémie de la Covid19, un médecin a régulièrement posté sur les réseaux sociaux des publications mettant en doute la politique mise en œuvre par les pouvoirs publics en matière de prévention, de traitement et de vaccination et faisant la promotion d’autres traitements alternatifs, contraires aux recommandations officielles.
En raison de ces publications, la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins lui inflige une sanction d’interdiction d’exercer la médecine pour une durée de six mois, dont trois assortis du sursis, pour différents manquements au Code de déontologie médicale, dont notamment celui visé à l’article R.4127-8 du Code de la santé publique (CSP). Cet article pose le principe de la liberté de prescription du médecin, il encadre néanmoins celle-ci au fait que la prescription soit « conforme aux données acquises de la science » et limitée « à ce qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des soins ».
Statuant sur le pourvoi du médecin, le Conseil d’État censure la décision de la chambre nationale disciplinaire. Pour la haute juridiction administrative, les dispositions de l’article R.4127-8 du CSP « ne trouvent à s’appliquer qu’aux relations qu’entretien le médecin avec son patient ». Dès lors, « des prises de position sur les réseaux sociaux visant à préconiser des traitements sont insusceptibles d’être regardées comme des prescriptions au sens de ces dispositions ». L’affaire est renvoyée à la chambre nationale disciplinaire qui devra à nouveau statuer sur ce dossier, au regard des autres manquements reprochés à l’intéressé.
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