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N°628 Janvier - Février 2026STRATÉGIE NATIONALE
Lutte contre la désinformation
La ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Ris, a lancé le 12 janvier la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Cette stratégie en quatre axes reposera sur un dialogue renforcé avec la société civile, la mise en place d’un observatoire de la désinformation en santé et d’un dispositif d’infovigilance, et le renforcement de l’éducation critique à la santé, notamment chez les jeunes.
Cette stratégie s’appuie sur le rapport de la mission d’expertise de lutte contre la désinformation en santé confiée le 17 août par Yannick Neuder, alors ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, au Pr Mathieu Molimard, médecin et pharmacologue au CHU de Bordeaux, au Pr Dominique Costagliola, spécialiste des biostatistiques et directrice de recherche émérite à l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique à Paris, et au Dr Hervé Maisonneuve, médecin de santé publique de formation.
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N°628 Janvier - Février 2026DREES
Le profil des proches aidants à domicile
En mobilisant le volet « Aidants » de l’enquête Autonomie-Ménages 2022 (6 000 personnes de 5 ans ou plus résidant en France métropolitaine), la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et l’Institut des politiques publiques (IPP) publient une étude portant sur les caractéristiques des aidants et de l’aide apportée.
11 % de la population proche aidante
En 2022, 7,1 millions de personnes, soit 11 % de la population âgée de 5 ans ou plus, sont proches aidants. Les aidants sont majoritairement des femmes (58 %) et accompagnent le plus souvent un parent (35 %), un conjoint (24 %) ou un enfant (19 %). Trois aidants sur dix accompagnent leur proche sans aucun autre co-aidant (proches, professionnels ou bénévoles).
Les aidants sur tous les fronts
L’aide régulière apportée par les proches aidants peut prendre plusieurs formes : soutien moral (95 % des aidants), aide à la vie quotidienne (83 %) et aide financière ou matérielle (42 %). Un tiers des aidants cumulent les trois formes d’aide. En parallèle, huit proches aidants d’âge actif sur dix travaillent, sont en recherche d’emploi ou étudiants. Presque la moitié a aussi un enfant à charge qui n’est pas l’aidé.
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N°628 Janvier - Février 2026GTSMS
Le décret d’application enfin publié !
Le décret n° 2025-1 394 du 29 décembre 2025 fixe les modalités d’applications des groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux (GTSMS), introduits par la loi Bien Vieillir du 8 avril 2024. Ce décret, très attendu par le secteur, définit le cadre réglementaire applicable aux GTSMS (missions, constitution, gouvernance, modalités de retrait / dissolution, dispositions budgétaires et comptables). Une nouvelle sous-section spécifique, dédiée aux GTSMS, est créée dans la partie réglementaire du Code de l’action sociale et des familles.
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N°628 Janvier - Février 2026CNSA
Une consolidation nécessaire, selon la Cour des comptes
La Cour des comptes a publié le 19 décembre son rapport sur la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour la période 2020-2024. Créée par la loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées, la CNSA est devenue en 2021 gestionnaire de la nouvelle branche Autonomie du régime général de la sécurité sociale. Depuis 2020, plusieurs réformes ont contribué à transformer la branche Autonomie et à accroître les missions de la CNSA, qui a vu ses moyens humains presque doublés en 5 ans (213 ETP prévus en 2026 contre 125 en 2021). En revanche, s’ils restent encore très réduits au regard de ceux des autres caisses nationales de sécurité sociale, la CNSA ne dispose pas, contrairement aux autres caisses nationales (assurance maladie, assurance vieillesse et allocations familiales) d’un réseau de caisses locales. Le rapport de la Cour intervient au moment où doit se préparer la prochaine convention d’objectifs et de gestion (COG), qui couvrira le début de la période où se feront ressentir les effets du vieillissement de la population.
La Cour pointe des « fragilités préoccupantes » à travers plusieurs constats, dont une situation financière qui, « sans être critique, pâtit d’un dynamisme de ses dépenses supérieur à celui de ces recettes », un « degré d’externalisation des missions et des achats, notamment dans le domaine des systèmes d’information, très élevé » et des systèmes d’information qui « présentent des risques importants ». La Cour formule huit recommandations, parmi lesquelles le décalage à 2032 du terme de la prochaine COG, pour l’aligner sur le calendrier des autres caisses du régime général, le renforcement de la gouvernance stratégique des achats et la mise en place d’une direction comptable et financière conforme aux règles du Code de la sécurité sociale.
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N°628 Janvier - Février 2026BAROMÈTRE
IA à l’hôpital
A l’occasion de ses universités d’été qui se sont tenues le 3 septembre, la FHF dévoilait un baromètre inédit afin de factualiser la réalité de l’IA à l’hôpital et dans les structures médico-sociales, et pointait la nécessité d’une gouvernance dédiée dans les établissements. Quelques semaines plus tard, le baromètre publié le 11 novembre par UniHA, réalisé par l’Ifop en partenariat avec CAIH et Acteurs publics, confirme les usages, les bénéfices attendus, mais aussi les contraintes rencontrées par les professionnels hospitaliers face à l’IA.
Les principaux usages ainsi recensés sont l’analyse d’imagerie médicale (29 %), la rédaction de comptes-rendus (23 %) et l’aide au diagnostic (15 %). Si, avec 1 051 agents hospitaliers répondants, cette étude, menée entre le 23 juin et le 26 septembre 2025, montre une perception majoritairement positive de l’arrivée de l’IA à l’hôpital (54 % des répondants estiment qu’elle améliore l’efficacité des processus administratifs, tandis que 44 % considèrent qu’elle contribue à réduire la charge de travail), plusieurs freins ralentissent encore son développement.
Ainsi, 52 % évoquent des enjeux éthiques ou de sécurité, 42 % expriment des doutes sur la fiabilité des résultats et 38 % dénoncent des lenteurs administratives. La formation est également un enjeu majeur, avec 62 % des professionnels estimant avoir une connaissance limitée de l’IA.
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N°628 Janvier - Février 2026RESSOURCES HUMAINES
Publications au JO
30 novembre 2025 : décret n° 2025- 1147 du 28 novembre 2025 relatif à la durée minimale d’exercice préalable de certains professionnels avant leur mise à disposition d’un établissement de santé, d’un laboratoire de biologie médicale ou d’un établissement ou service social ou médico-social par une entreprise de travail temporaire et aux sanctions applicables.
6 décembre 2025 : décret n° 2025-1169 du 5 décembre 2025 modifiant certaines conditions de la disponibilité dans la fonction publique.
26 décembre 2025 : décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025 relatif aux activités et compétences de la profession d’infirmier.
26 décembre 2025 : décret n° 2025-1305 du 24 décembre 2025 relatif aux conditions de stage des étudiants de troisième cycle en études de médecine, de pharmacie et d’odontologie, placés dans une situation particulière liée à la parentalité.
31 décembre 2025 : décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025 harmonisant et simplifiant les dispositions applicables aux élections professionnelles et aux instances de dialogue social dans la fonction publique.
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N°628 Janvier - Février 2026
Faire santé, c’est faire générations
En 2026, la Fédération hospitalière de France réaffirme son engagement avec une exigence simple et forte : relever les défis d’aujourd’hui et préparer ceux de demain. La crise du système de santé, comme la crise démocratique que traverse notre pays, est aussi un fort risque de crise du lien entre les générations. Les progrès médicaux réalisés en matière d’espérance de vie sont une réussite collective. Mais ils nous obligent à organiser différemment notre système de santé et d’accompagnement, avec une attention accrue portée à la qualité de vie, à la prévention des fragilités et à l’organisation de parcours sans rupture. La santé constitue un pilier essentiel du lien social et du pacte républicain. C’est à cette hauteur que nous devons désormais penser nos politiques publiques. Une loi de programmation en santé est indispensable pour garantir la soutenabilité de notre système de santé. En parallèle, la crise de l’autonomie appelle un cadre clair, structurant et durable pour le grand âge.
Enfin, il faut investir massivement là où les besoins explosent. Cela concerne en premier lieu la psychiatrie et la santé mentale, en particulier celle des jeunes. Devant cette urgence, de nombreux professionnels et représentants de l’écosystème de l’hôpital et de la psychiatrie publique se sont mobilisés ces dernières semaines. La prolongation de la grande cause nationale témoigne d’une prise de conscience réelle des pouvoirs publics. Bâtir une société de tous les âges, c’est soutenir la jeunesse dans ses fragilités, accompagner le grand âge dans sa dignité et refuser les fractures. C’est aussi reconnaître pleinement la place des patients, y compris des plus jeunes, et de leurs proches dans la transformation des organisations de soins, à travers le dialogue, la médiation et la co-construction des parcours.
C’est faire alliance entre les générations pour construire un modèle social soutenable et performant. C’est pourquoi 2026 doit être une année de mobilisation générale pour la santé et pour toutes les générations. Partout sur le territoire, les hospitalières et les hospitaliers, les professionnels du médico-social public, incarnent cet engagement au quotidien. Présents à chaque étape de la vie, ils préviennent, soignent et accompagnent avec humanité, solidarité et excellence. Alors que notre système de santé doit se réinventer, l’édition 2026 de SantExpo, qui célèbre ses 60 ans, sera l’occasion de mettre en lumière toutes les forces qui oeuvrent à cette transformation, autour du thème « L’excellence en santé, un engagement pour toutes les générations ». Un thème qui sonne comme une exigence, mais aussi comme une promesse.
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N°627 Novembre - Décembre 2025
Ingénieur biomédical augmenté : GE HealthCare Europe mise sur l’intelligence collective avec l’IA
L’intelligence artificielle transforme le rôle de l’ingénieur biomédical, notamment dans l’imagerie médicale. Avec des solutions concrètes, GE HealthCare Europe accompagne cette mutation vers un métier plus stratégique, alliant performance technique, anticipation et engagement collectif.
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N°627 Novembre - Décembre 2025
Never Events : Relyens publie une étude européenne inédite sur ces erreurs médicales évitables qui pèsent sur la sécurité des soins
Relyens, groupe européen de référence en assurance et management des risques, dévoile une analyse transnationale inédite sur ces événements évitables.Réalisée en France, en Italie, en Espagne et en Allemagne, cette étude met en lumière les causes systémiques de ces défaillances et propose cinq leviers d’action concrets pour renforcer la culture de sécurité au bloc opératoire.
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N°627 Novembre - Décembre 2025
Panorama de jurisprudence
Obligation vaccinale : une attestation mensongère vaut mise en danger de la vie d’autrui.
Cour de cassation, Crim, 28 octobre 2025, n° 25-82 617
Un enfant de 9 ans déclare le tétanos dans des conditions de nature à suggérer un manquement à l’obligation vaccinale. L’instruction pénale révèle que le médecin consulté aux 2 ans de l’enfant par les parents pour la réalisation du vaccin a sciemment omis d’injecter les doses et a porté de manière mensongère sur le carnet de santé la mention de la vaccination. Condamné pour mise en danger de la vie d’autrui 1 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction définitive d’exercer la médecine, il soutient dans son pourvoi en cassation que le respect de l’obligation vaccinale pesait en l’espèce sur les parents et qu’à ce titre, le délit de mise en danger de la vie d’autrui qui se caractérise par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou un règlement ne pouvait lui être reproché. Son pourvoi est rejeté.
Pour la Cour de cassation, l’article L.3 111-5 du CSP, qui fait obligation au médecin ou à la sage-femme effectuant une vaccination obligatoire de déclarer cette opération, et le cas échéant d’en faire mention sur le carnet de santé, impose à ce professionnel une obligation particulière de prudence ou de sécurité, dont l’objet est de garantir l’efficacité et le suivi de mesures édictées afin de protéger la santé publique. Dès lors, la cour d’appel a justifié sa décision.
Bloc opératoire : lorsque des actes d’anesthésie ou de surveillance post-interventionnelle sont réalisés par des infirmiers, l’anesthésiste doit être présent.
Cour de cassation, 1re civ, 15 octobre 2025 n° 24-16 873
À l’occasion d’un conflit entre une clinique privée et un médecin anesthésiste libéral, la Cour de cassation a été amenée à interpréter les dispositions de l’article R.4 311-12 du CSP qui prévoit les conditions dans lesquelles les infirmiers anesthésistes exercent leurs activités sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste. En l’espèce, la clinique reproche au médecin sa pratique consistant à prendre en charge simultanément trois patients, l’un en consultation préopératoire dans les étages de la clinique, les deux autres sous la surveillance de deux infirmiers anesthésistes au bloc opératoire, où il n’est pas physiquement présent. Débouté devant les juges du fond, le médecin invoque au moyen de sa demande de cassation le fait que, selon lui, si l’article R. 4 311-12 du CSP prévoit que le médecin doit être présent sur le site où sont réalisés les actes d’anesthésie et doit pouvoir intervenir à tout moment, il n’impose pas que le médecin soit en permanence présent au bloc opératoire. Son pourvoi est rejeté.
La Cour de cassation relève que selon l’article R. 4 311-12 du CSP, l’infirmier anesthésiste exerce ses activités sous le contrôle exclusif d’un médecin anesthésiste réanimateur, sous réserve que ce médecin soit présent sur le site où sont réalisés les actes d’anesthésie ou la surveillance post-interventionnelle et puisse intervenir à tout moment. Dès lors, pour la Cour, c’est à bon droit que les juges d’appel en ont déduit que lorsque des actes d’anesthésie ou de surveillance post-interventionnelle sont réalisés par des infirmiers anesthésistes, le médecin anesthésiste doit être dans le bloc opératoire, et non dans les étages de l’établissement ou en consultation afin de se libérer immédiatement pour faire face à une urgence vitale lors d’une intervention. Sur le plan des responsabilités, nul doute que le non-respect des dispositions de l’article R.4 311-12 du CSP telles que désormais interprétées par la Cour de cassation est de nature à engager la responsabilité civile ou administrative de l’établissement de santé pour défaut d’organisation du service.
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N°627 Novembre - Décembre 2025
Nommer, soigner, figer ? Usages et mésusages du diagnostic en pédopsychiatrie
Dans le contexte d’une augmentation exponentielle de la prévalence de certaines catégories diagnostiques et d’une demande croissante de reconnaissance, une lecture critique des usages contemporains du diagnostic s’impose. Cet article propose une réflexion croisée sur l’acte diagnostique. Il plaide pour une nomination prudente, contextualisée et dialogique, qui prend en compte la complexité des trajectoires individuelles autant que les enjeux institutionnels, sociaux et familiaux qui les traversent.
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N°627 Novembre - Décembre 2025
Traitement innovant de la mucoviscidose – De l’accès précoce à la dispensation en officine
Les médicaments innovants sont soumis à une réglementation lourde et contraignante. Afin de permettre aux patients atteints de bénéficier le plus tôt possible des avancées thérapeutiques, la France a mis en place des dispositifs d’accès dérogatoire efficaces. Dans ce cadre, certains traitements quittent la réserve hospitalière pour être plus facilement accessibles aux patients grâce à une dispensation en officine de ville. Cependant, les officinaux sont parfois mal préparés et informés pour délivrer au mieux ces médicaments. Illustration par l’exemple d’un traitement novateur de la mucoviscidose.
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N°627 Novembre - Décembre 2025
Le contrôle interne à l’hôpital – Une démarche transverse et partenariale à structurer
Issu originellement du secteur de la finance, le contrôle interne est une notion encore récente au sein des établissements publics de santé. Visant à mettre en place des processus de contrôle du respect des normes et des processus opérationnels internes, il doit ainsi permettre d’assurer la fiabilité et la sincérité des comptes, et plus généralement de limiter les risques liés à l’activité de la structure.
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N°627 Novembre - Décembre 2025DEEP/DREES
Handicap : de plus en plus de jeunes scolarisés en milieu ordinaire
Deux études publiées par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) dressent le bilan de l’évolution des modes de scolarisation des jeunes en situation de handicap. Entre les rentrées 2006 et 2024, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a été multiplié par 3,2 (+ 121,6 % dans le premier degré et + 463,7 % dans le second degré).
Depuis 2012, l’accompagnement des élèves s’est renforcé avec 2,6 fois plus d’élèves qui bénéficient d’une aide humaine (AESH). En parallèle, de plus en plus de jeunes de 6 à 15 ans accompagnés par une structure médico-sociale sont scolarisés en milieu ordinaire : 64 % contre 47 % fin 2010. La scolarisation en milieu ordinaire concerne 71 % des 6-15 ans ayant un trouble du psychisme, du comportement ou de la communication (+ 23 points par rapport à 2010), 54 % de ceux ayant une déficience intellectuelle (+ 17 points), 73 % de ceux ayant une déficience motrice (+ 6 points) et 10 % des jeunes polyhandicapés (+ 6 points). Si les élèves en situation de handicap restent plus longtemps scolarisés en milieu ordinaire en 2024 qu’en 2006, ils sortent toujours plus précocement de la scolarité que les autres élèves.
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N°627 Novembre - Décembre 2025INSEE/DREES
+ 36% de seniors en perte d’autonomie en 2050
En 2021, plus de 2 millions de personnes de plus de 60 ans sont en perte d’autonomie. Ce chiffre approcherait les 2,8 millions en 2052 si les tendances démographiques récentes se poursuivent, selon une étude publiée par l’Insee et la Drees le 22 octobre.
La France compterait donc 700 000 seniors en perte d’autonomie de plus au début des années 2050 qu’en 2021, soit une évolution globale de + 36 %, plus marquée dans l’ouest de l’Hexagone, en Île‑de‑France hors Paris et dans les départements d’outre-mer. En parallèle, il y aurait 300 000 seniors supplémentaires en perte d’autonomie sévère sur cette période (+ 45 %).
Cette évolution résulte d’une part de l’augmentation de la population des seniors et le vieillissement de la population des 60 ans ou plus, et d’autre part des progrès en matière de santé qui permettraient d’éviter environ 0,60 million de situations de perte d’autonomie. À partir de 2052, le nombre de seniors en perte d’autonomie se stabiliserait, entamant une légère baisse à l’horizon des années 2070.
À cette date, l’effet de l’amélioration de l’état de santé des seniors à âge donné l’emporterait sur l’augmentation de la population des seniors et son vieillissement.
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